DIX-SEPTIÈME JOUR
Ce mystère, nous le connaissons. Assuérus réunit les jeunes vierges les plus parfaites de son empire, afin de se choisir une épouse. C'est le Saint-Esprit qui, au moment de l'Incarnation duYerbe éternel, promène ses regards sur toute la face du monde et cherche, pour en faire son épouse, la plus parfaite de toutes les vierges. Le choix d'Assuérus s'arrête, non sur une fille de la Perse, delaMédie ou de telle autre nation de la genlilité, mais sur une humble fille d'Israël. C'est le Saint- Esprit choisissant Marie de préférence à toute autre, suivant cette parole : Une multitude de filles ont réuni les richesses de leurs attraits, vous les avez toutes surpassées.
Avant d'être présentées à Assuérus, ces vierges passent longtemps à s'embellir et à se parer le mieux qu'elles peuvent, afin de captiver le cœur du grand roi. Telle a été la conduite de la sainte Vierge au temple de Jérusalem, où elle passa ses jeunes années. Renfermée dans le palais de son Dieu, elle travailla sans cesse à embellir son âme de nouvelles vertus, jusqu'au jour où le Saint- Esprit envoya l'archange Gabriel lui deman-
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der sa main. Ainsi devons-nous faire, âmes chrétiennes, afin d'être dignes du divin Assuérus, dont nous devenons les épouses dans la sainte Communion. Que cette leçon est importante !
Invocafious. — Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple : ne soyez pas toujours irrité contre nous.
0 Marie, secours des chrétiens, priez pour le Thibet.
Pratique. — Réciter les Litanm do In sainte Vierge.
XYIII-^ JOUR.
Mariage d'Esther.
Assucms, ayant vu Estlier, l'aima plus que toutes les vierges qu'on lui avait présentées. Sa beauté, sa modestie, sa candeur, gagnèrent tellement le cœur du roi, qu'il lui mit sur la tôte le diadème royal et la fit reine à la place de Vasthi. Pour célébrer son mariage et les noces d'Esther, il donna un festin d'une incroyable magnificence, aux princes de sa cour et à tous ses officiers. Le grand roi ne s'en tint pas là. Afin d'associer à sa joie toutes les provinces de son vaste empire, il diminua les impôts et fit des présents dignes de la munificence royale.
Le mariage d'Esthei', née dans la bonne religion et fidèle adoratrice du vrai Dieu,
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avec un princo idolâtre, ne doil pas nous étonner, et moins encore nous scandaliser. Une pareille alliance n'avait rien d'illicite. En donnant sa loi à son peuple, Dieu n'avait défendu que les mariages entre les Chananéens et les enfants d'Israël. « Vous ne contracterez point de mariage avec eux, dit-il au Deutéronome . Tous ne donnerez pas vos filles à leurs fils, et vous n'accepterez pas leurs filles pour vos lils (I). )> D'ailleurs, Esther et Mardochée étaient persuadés que la Providence conduisait toute cette affaire, pour rendre Assuérus favorable aux Juifs et les sauver ainsi de l'extermination méditée par Aman.
Devenue reine toute-puissante, Esther continuait d'obéir à Mardochée, comme elle lui obéissait quand elle était petite fdle et qu'il prenait soin de son enfance. En toutes choses elle se conduisait d'après ses avis. C'csl ainsi que, par ses ordres, elle ne découvrit à
(l)vii, 3.