XX'' JOUR
Ëdit de proscription.
Dans sa requête, Aman faisait valoir, avec autant d'habileté que d'hypocrisie, deux puissants moyens d'en obtenir le succès. C'était, d'une part, la nécessité de venger l'autorité du roi, méconnue par les Juifs; c'était, d'autre part, la promesse de remplir le trésor public. On se demande où le perfide ministre pouvait trouver les sommes énormes qu'il annonçait. La réponse est facile. Tous les biens des Juifs devaient être confisqués. Aman se disait : Si le roi accepte cet argent, il ne perdra rien de ses revenus; s'il ne l'accepte pas, j'en ferai mon profit, et cette immense fortune augmentera ma puissance.
Tel était son calcul. Bien différent était celui de la Providence.