‹ Judith et Esther, mois de Marie du XIXe siècleChapitre 42 sur 72 · ÉDIT DE PROSCRIPTION · texte numérisé non relu

ÉDIT DE PROSCRIPTION

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Lorsqu'Ainan eut cessé de parler, Assuciiis tira de son doigt l'anneau dont il avait coutume de se servir pour sceller ses ordonnances, et le donnai Aman, fils d'Amadathi, de la race d'Agag, ennemi des Juifs. L'édit de proscription, scellé du sceau du roi, devenait une loi inexorable, que nul ne pouvait ni révoquer, ni contester ni éluder : « Quant àl'argent que vous m'offrez, dit Assuérus, gardez-le pour vous ; et faites de ce peuple ce que vous voudrez. »

Joyeux de la joie du tigre qui tient sa proie, Aman fait appeler les secrétaires du roi. C'était le treizième jour du mois de Nisan. Sous la dictée d'Aman, les secrétaires écrivirent à tous les satrapes du roi, aux gouverneurs (les provinces et aux principaux des diverses nations qui composaient l'empire des Perses, en autant de langues différentes qu'il était nécessaire pour que l'édit pût être lu et entendu de chaque peuple : et les lettres furent scellées de l'anneau du roi.

Voici la teneur de l'édit dans toute la pompe du style oriental : « Le plus grand des rois, Assuérus, qui règne depuis les Indes jusqu'il l'Ethiopie, aux princes et aux seigneurs des cent vingt-sept provinces, soumises à son sceptre, salut :

« Quoique commandant à une foule de nations et ayant rendu tout l'univers tributaire de mon empire, je n'ai pas voulu abuser de la grandeur de ma puissance, mais j'ai gouverné mes sujets avec clémence et avec douceur, afin que, passant leur vie tranquillement et sans crainte, ils jouissent de la paix, désirée de tous les mortels.

« Ayant demandé aux membres de mon conseil de quelle manière je pourrais assurer déplus en plus ces avantages aux peuples démon royaume, l'un d'eux, nommé Aman, élevé par sa sagesse et par sa fidélité au-des-

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SUS de tous les autres, et le second après le roi, m'a donné avis qu'il y a un peuple répandu dans toutes mes provinces, qui se conduit par de nouvelles lois, et qui, s'opposant aux coutumes de toutes les nations, méprise les commandements des rois, et trouble, par la contrariété de ses maximes, la paix et l'union de tous les peuples du monde.

(( Informé de cela et voyant qu'une seule nation se met en état de révolte contre toutes les autres, suit des lois injustes, combat nos ordonnances et trouble la paix des provinces qui nous sont soumises, nous avons ordonné que tous ceux qu'Aman, qui a l'intendance siu" toutes nos provinces, qui est le second après le roi, et que nous honorons comme notre père, aura désignés, soient misa mort, avec leurs femmes et leurs enfants, le quatorzième jour d'Adar, douzième mois de cette année, sans que personne en ait aucune compassion, afin que ces scélérats, descendant tous en u!i inTMiie jour dans le tombeau,

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