SCÈNE III
JUDITH, SAAPH, puis ADA.
SAAPH. C'est un jeune homme d'aimable apparence. Il a un visage fin et sensible. Il porte armes et cuirasse.
« Que tes tentes sont belles, à Jacob, tes demeures, à Israël!... » Je vous salue, Yaoudith!
Mon cher ami, bonjour. Je suis heureuse de vous voir! (Saaph lui baise l’épaule droite.) Et celle-ci qui n'a jamais rien ?.… (Un baiser sur l’autre épaule.) J'étais seule et songeuse. Je vous regardais grimper par notre petit chemin...
SAAPH.
Yaoudith, j'ai pris une grave détermination.
Voulez-vous la connaître ?
Assurément, Saaph!
SAAPH.
Je sais que vous approuverez mon projet, et, sans aucun doute, je vous le dois. Notre amitié n'est-elle pas le creux limpide, le trésor de noblesse et de vaillance de ma vie?
Je suis très intriguée!
C'est fort simple en soi, Yaoudith : je vais tuer Holopherne. |
JUDITH, riant.
Quoi ?
SAAPI.
Enfin, je vais essayer de le tuer.
Mais, Saaph.….
SAAPH.
Vous vous êtes entretenue avec Achior, je le sais. Que vous a-t-il conté sur nos ennemis qu'il connaît parfaitement ?
Il paraît convaincu de leur invincibilité!
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