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ACTE I, SCÈNE IV

première pierre de ces travaux de défense, que j'aurais dû édifier ?.. Et l’aqueduc, et les armes, et les soldats exercés?... Quel grand malheur que tu n’aies pas songé à ces mesures excellentes avant que moi, ton frère, je fusse devenu le chef des Anciens à ta place ! »

Vous n'avez rien dit de ces choses ?

CHARMI.

Pas un mot! [l ne s'agissait pas d’avoir raison. Les Anciens ne s’attachent pas à cela.

Qu'ont-ils décidé ?

CHARMI.

Rien encore. Après le repas du soir, ils doivent se réunir à nouveau pour entendre ma réponse. Je leur épargnerai cette peine : ils ne m’entendront, ni ne me verront. Je ne me rendrai pas à

la Porte.

. Il faut, mon cher ami, aller ce soir à l’assem- blée des Anciens.

CHARMI.

Non, certes ! À quelle fin, Yaoudith ? Pour prêcher la résistance ? Ils sont ivres de frayeur ! [ls sentent la populace derrière Ruben. Je quitterais l'enceinte sous les huées et devrais regagner ma demeure suivi d'une bande de furieux. Peutêtre les femmes de la rue m'arracheraient-elles

la barbe !

J'aperçois un moyen de confondre les desseins de Ruben !

CHARMI.

Loin de moi cette ambition ! La vie du vieux Charmi n’est plus qu'un souffle. Et sa carrière fut longue et chargée d’honneurs. Que m'importent, en plus ou en moins, quelques jours de domination ! Cette fièvre se conçoit chez un insensé comme Ruben ! (Avec un pâle sourire.) Quel était-il ce moyen que vous aviez entrevu de lui tenir tête ?

Vous vous rendrez ce soir à l'assemblée.

CHARMI.

Non, non!

Vous vous rendrez parmi les Anciens et vous

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