ACTE I, SCÈNE
Permettez-moi, Yaoudith, de remplacer votre servante |.
Non...
ABIGAIL.
Oh! vous ne garderez pas ce visage sali de poussière et de larmes!... Pauvre petit visage. (Lui prodiguant ses soins.) Vous, joyau de Béthulie, vous ressemblez aux pieuses bonnes femmes de Juda qui portent sur elles, tout le jour, un peu de la boue du temple. Voilà! Le joyau reparaïit. Ah! ces cheveux!... Savez-vous que les cendres vous font une coiffure ravissante ? (Riant.) Tout vous est une parure, Yaoudith!... (Un silence. Abigaïl s’est approchée de la harpe.) Yaoudith, ne voulezvous pas chanter un de vos psaumes ?
Non.
ABIGAIL.
Celui en l’honneur de Sal ?
Non!... Non!
ABIGAIL.
[l est si majestueux, si poétique! Vous l’avez chanté pour la première fois dans la maison de
ma mère, en un temps où Je n’étais pas encore mariée. Vous vous en souvenez? L'assistance était nombreuse... nos parents, nos amis, les Anciens de la Ville... Toutes les têtes s’inclinaient devant vous, même les plus vénérables… Je me sentais si émue! Je vous regardais de loin... Je ne savais pas ce que j’admirais le plus, de votre beauté ou de votre gloire. Ah! Yaoudith, vous êtes une femme incomparable !
JUDITH, un sanglot.
Mon Dieu, permettrez-vous ?.…
ABIGAIL, tendrement.
Yaoudith !... (Un silence.) Au moins, voulez-vous fredonner pour moi le PER cantique du Déchirant souvenir ?
Non !
ABIGAIL.
Je vous accompagnerai sur la harpe. Notre chant vaudra bien une prière! (Mais Judith détourne la téte.) Je suis désolée... Je l’aime tant, ce cantique! Vous l’avez composé tout à la fin de l'hiver... Ah! quel temps bienheureux!... Et si
CCE Ce A Date
Ce RQ SN EU ac AG AG AP UN ESA AN , DINVEARE Nr ELET MENT A RAA F %