ACTE II, TABLEAU I, SCÈNE II
gloire. Mais rien sur moi ne pourrait rien si la passion enflammait mon cœur!.. Répondez, Prince, pourquoi ne suis-je pas sur cette poitrine... pressée par les bras que J'aime ?
(Elle à fait un geste vers la montagne de Béthulie. Une pause.)
HOLOPHERNE
Ah ! Judith... {Une pause.) En général, les femmes ne savent offrir que les serments, Les larmes, tout ce qui n’apaise pas... (Une pause.) J'ai dû terriblement souffrir, ma Judith... [l me semble que tout l'air de la vallée se précipite dans mes poumons !
Mais quelle nature inquiète! Est-ce à l’honneur des maîtresses que vous célébrez ?
HOLOPHERNE
J'aime comme un homme. (Avec une certaine lueur dans les yeux.) Mon cœur a besoin de la jalousie. L'amour de l’homme s’allaite à cette mamelle empoisonnée... (Se rembrunissant.) Si VOUS n aimez pas, vous avez aimé! Ce n'est pas douteux!
Certainement, ] ai aimé.
HOLOPHERNE
Ah !
Une fois.
HOLOPHERNE
Une seule fois ? Quel est cet homme ?
Il n’est plus. Il se nommait Manassé. Je l'avais épousé dans ma seizième année.
HOLOPHERNE, dégu.
Ah! votre mari...
Mon mari.
HOLOPHERNE
Vous n’avez pu l'aimer comme un amant!
On n'aime pas davantage. J'ai appartenu à Manassé par le cœur et par le cerveau... par les sens !.. Sa mort fut un arrachement sans HER Je l'ai Pulse si longtemps !
HOLOPHERNE
Mais vous ne le pleurez plus!
La cruelle parole! Hélas! Je l'ai perdu deux