ACTE II, TABLEAU I, SCÈNE II
Je-vous-le-dé-fends !
(Elle lance sa jambe. Holopherne se jette par terre et s’en empare.)
HOLOPHERNE
Judith. (Il baise la cheville et la jambe passionnément. Levant son regard vers elle.) Judith... (D'une autre voix :) Ah! cette fois, elle ferme les yeux.
(Il s'éloigne.) JUDITH.
Mais qu'est-ce que. Seigneur, vous n'êtes pas mécontent?
Mécontent! Pourquoi serais-je mécontent ?
Tantôt vous retiriez votre jambe avec une roideur à peine féminine... et vous venez de me l’abandonner.. que dis-je! de la presser contre mes lèvres!
JUDITH, qui l’a suivi.
Vous êtes méchant, Seigneur !
HOLOPHERNE
Méchant?
On ne sait jamais ce que vous pensez... et votre esprit s’évade sans cesse!
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RHOLOPHERNE.
J'ai des préoccupations.
(Il s’est assis sur le trône et Judith est à ses pieds.)
Je voulais vous demander.:. Parlez-moi de votre palais!
Mais elle devient curieuse! À
Seigneur, pourquoi me regardez-vous ainsi?
HOLOPHERNE
Pour la joie de mes yeux! Oh! non, non...
vous n'allez pas pleurer... mon orange! ma grenade!... J'ai trois palais. L’un à Babylone, l’autre à Dour-Sarrakin, pour le temps de la grande chaleur. Celui de Kandarlug est le plus vaste. Il contient cent vingt chambres à mon seul usage. Je dois, chaque nuit, changer de chambre... Par sécurité... pour dérouter mes
ennemis! Vous comprenez?
Oui.
HOLOPHERNE
Elles sont belles, mes chambres, elles- sont