ACTE II, TABLEAU II, SCÈNE V
mille images somptueuses, — absurdes. Tu épies l'amour des autres et tu le railles férocement. Puis, te tournant vers ta beauté, à stérile, tu invoques avec désespoir l'amour! Ah! mes premiers soupçons ne me trompaient pas; il existe, cet absent vers qui tes pensées s’enfuient. C’est l'amour ! — qui t’abreuve de solitude. L’ no qui ne veut pas de toi !
Quelle ineptie !
HOLOPHERNE
Ha !
C'est faux ! c’est faux !
HOLOPHERNE
Sans doute le crois-tu. Ta vanité te cache à toimême. Mais devant moi tu es toute nue.
Votre dépit m'amuse! Votre rage m'amuse.
HOLOPTIERNE.
Renonce à tes recherches, savante écolière !
Que voudrais-tu ravir à une amoureuse ? L’instinct?... Non... Il faut te satisfaire de ton génie. Chante !... Chante l'amour, à Judith immortelle !
EL ee Ne PR TO, NP EE, € SR DE EE ARE ET CESR OT NL ER DU D AE (se Z TETE + +
De frêles passantes feront d’un instant de silence le poème qui ne peut pas s’écrire !
L'orgueil ! La rage!
HOLOPHERNE, secouant la tête.
La douleur, le regret.
Votre joie dans le mal!
HOLOPHERNE
Je t'aime. Je t'aime sans illusions, c’est-à-dire sans bornes. Ah! que ne t’ai-je supprimée le premier jour! « Frappe fort si tu peux, mais frappe le premier! » J’ai menti à ma devise, à ma loi. Quelle faute ! Je t'avais à peine entrevue...
Je pouvais te dépêcher vers la mortsi facilement!
Mais je me trompe peut-être. Peut-être ne le pouvais-je déjà plus! (Un silence.) C’est une horrible aventure. Mon malheur dépasse ce que je savais du malheur. Tu es l'arbre calciné, tu es la citerne pleine de sable! On meurt de soif à ton côté. Et je t'aime !
Mais non! Chassez-la donc, cette infortunée ! Vous avez raison, Seigneur, je ne suis pas une