‹ Judith, tragédie en trois actesChapitre 18 sur 49 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, JUDITH, ZELPHA.

HOLOPHERNE, à part.

C'est elle !

PHARES, à Phédyme.

La voilà!...

PHÉDYME, regardant Holopheme.

Comme il tremble à sa vue !

A son trouble. Phares, je Faurals reconnue.

28 JUDITH

JUDITH, s'inclinaDt devaDl Holopborne.

Honneur à vous, seigneui-!

HOLOPHERNE, à [>art.

Qu'elle est douce, sa voix !

Je l'entends aujourd'hui pour la première fois.

JUDITH

Du plus grand des héros j'implore la puissance. Je me nomme Judith. J'ai droit par ma naissance D'attendre un noble accueil d'un prince tel que vous. Je possède ces biens dont le monde est jaloux. D'innombrables troupeaux paissent dans mes campagnes. Mon père, Merari, m'a légué dix montagnes Couvertes d'oliviers, de pampres, de palmiers. Mes esclaves adroits pai'toul sont les premiers. On compte mes moissons par des milliers de gerbes. Dans toutes nos cités* j'ai des palais superbes, Des jardins renommés, des trésors précieux.

Et, fille d'Israël, ses rois sont mes aïeux.

HOLOPHERNE

Parlez, qu'exigez-vous?

(pharès et Piiëdyme so rclirciii dans le fond do la tenle.) JUDITH.

Ici le ciel m'envoie.

Aux plus cruels tourments les Hébreux sont en proie ; Ils ont, dans leurs dédains, profané le saint lieu, Par leurs crimes d'orgueil ils ont offensé Dieu, Et Dieu les a maudits ! Pour venger son injure. Je vous les livrerai dès demain, je le jure.

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