ACTE I H
l'iSRAÉLITE> lai donnant l'amphore.
Pour lui, tu peux la prendre.
(La jeune fille présente l'amphore an vieillard. — Tableau de ReWca. (Horace Vernet.)
l'israélite:
Le pas des serviteurs déjà se fait entendre.
LE VIEILLARD
J'ai reconnu Zelpha, nos tourments vont finir. SCÈNE IV.
Les Mêmes, ZELPHA> ensuite JUDITH, des FEMME:^ DU PEUPLE et des MENDIANTS viennent à la ville et descendent de la montagne.
zelpha' C'est l'heure de l'aumône, et Judith va venir.
(judilh parait sur la terras&e.)
LE vieillard, à sa fllle.
Vois cette femme en deuil passer sur la teiTasse. Faut-il que dans les pleurs tant de beauté s'efface !
ZELPHA.
Elle vient saluer le lever du soleil.
* JUDITH, du haut de la terrasse.
terre de Jacob, triste et honteux réveil !
Chaque jour de tes maux je souffre la première. Et dès Taube mes yeux maudissent la lumière.
En voyant sur ce mont, dans la brume endormi. Flotter insolemment l'étendard ennemi !
Ah! mon cœur indigné se brise à cette vue...
Mais courage, Israël 1 enfin l'heure est venue !
(Elle descend Teioalier de b tenrasu.)
12 JUDITH
LE VIEILLARD
G*est eHe ! la voilà ! que ses regards sout doux !
L*ISRAÉLITE> à Zelpha.
Quoi ! Judith porte encor le deuil de son époux?
ZELPHA.
Depuis plus de trois ans^ nuit et jour elle pleure.
JUDITH
pauvres d'Israël^ entrez dans ma demeure;
On vous attend toujours dans ce triste palais :
Tous mes biens sont à vous comme à moi; prenez-les;
Mon cœur reconnaissant vous les offre avec joie :
C'est pour les partager que Dieu me les envoie.
Ah ! puissé-je longtemps vous les donner ainsi ! -
(Elle aperçoit l'IiraëlHe et l'enfont.)
C'est la première fois que je vous vois ici.
Cher enfant^ que de maux éprouvent ta jeune âme !
l'israélite.
C'est mon fils. Par pitié^ bénissez-le^ madame. Vos vertus près de Dieu, sont des droits infinis : Dieu sauve les enfants que vous avez bénis.
(Judith embrasse l'enAint et le b^oit. L'Israélite et les autres diendiants, coudnits par les serviteurs de JuditU^ entrent dans sa maison.)