‹ Jugement erroné de M. Ernest Renan sur les langues sauvages [microforme]Chapitre 21 sur 55 · Les adverbes, comme: inontA, un peu loin; ehneken · texte numérisé non relu

Les adverbes, comme: inontA, un peu loin; ehneken

LA HA, pas bien laut ; ehtakerA, pus bien bas, ete.

Go. La plupart des noms de parenté, excepté toutefois au

vocatif, ainsi qu'on le voit dans les Ætud. phil. pp. 141.*

oms | To. Le Diminutif se met quelquefois après le signe du r de pluriel KE, ex. : niSenniserakerA, peu de jours ; niioriSakenaA, oise, | peu de choses, etc.

ache 80, On le rencontre même avec d’autres accidents, notamque ment avec le progressif, comme kenSentatienA, ex différents ou r- moments de la journée ; aktatierA, le long de, en cotoyant, etc. que | 90. C’est à lui qu'on a recours pour rendre nos adjectifs is et court, mince, étroit, etc., nïionsHA, peu long ; nikatensHA, peu uisse épais ; nateSatakaronnaA, peu large, ete. ivre, 100. Il lui arrive, mais bien rarement, de s’unir à un mot jarti- ï d’une manière inséparable, v g. senHA, davantage ; ostonHA, $ SON j un peu; ostonHA sonha, peu à la fois, etc.

Qu'on prenne bien garde de confondre le Diminutif avec la finale À que prennent les pronoms isolés ainsi que certains noms de parenté. Dans ces deux circonstances, A final équivaut à notre adjectif français SEUL, ex: raonhaa, lui seul ; aonhaa, elle seule ; hiatatekenhaa, les deux frères seuls, Kiataterehaa, seules, la grand mère et sa petite fille, ete.

6 HA ples :

LE: A "cree ;

Fe Wu} ART. II—DE L'AUGMENTATIF.

TSI est le signe ordinaire de l’augmentatif : A, j Katerennaïensrsi, je prie beaucoup, fort, avec ferveur. c'est Knekirharsr, je bois beaucoup, sam potens ad bibendum. est à D EE HR Mu AE EE up a SEC 600 * IL est à 1ema"quer qu'en algonquin, plusieurs noms de parenté revêtent également la forme diminutive (Ætud. phil. pp. 136). Mais ce qui peut-être ne Es & : pra, PP up 4 se rencontre nulle part ailleurs que dans la langue iroquoise, le voici: Prenez le verbe 8akien, j'ai, et donnez-lui la marque du diminutif, vous aurez 8akienHA, mette ; j'ai peu, j'ai en petite quantité : or, ce même mot SakienHA signifie ma mère, litt. elle m'a perir; RakienHA, mon père, litt, ! m'a PETIT ; takienHA, mon + petit père! pater mi! litt, tu m'as PETIT; tak8aienHA, notre père (au voc.) litt. tu tite nous as PETITS, ete, Voy. Etud. phil. la colonne RIENHA, p. 144 et les colonnes petite

K'rENHA et KHEIENHA p. 146.

Cet accident affecte diverses espèces de mots, comme adjectifs, pronoms, verbes, adverbes, etc., exemples : aseTsr.. tout neuf, tout nouveau, tout frais ; akorenTsr, wne tout autre personne ; akteTsi, tout autre part; orhonkersr, de grand matin ; kenk8ïiterst, au commencement du printemps.

On a vu à la p. 100 des ÆEtud. phil. que le mot SEUL ajouté aux pronoms personnels français se rendait en iroquois par la finale A: raonhaaA, aonhaa, etc., lui seul, elle seule, etc.; si maintenant on veut former l’augmentatif de ces pronoms isolés, il faut avoir soin d’en intercaler le signe sr entre le pronom et la finale adjective, précédée pour lors d’un 8 euphonique : raonharsi-8-4, aonharsi-8-4, lui tout seul, elle toute seule.

Dans plusieurs verbes et aussi dans certains autres mots, rs1 s’allonge en TSIHON, ex.: SakaterientaraTSIHON, je sais Jort bien; SakatonteTsiHoN, j'entends parfaitement ; ori8a- KaionTSIHON, une très-ancienne chose, une trop vieille affaire, etc.

Il a la force de pénétrer dans l’intérieur même de quelques mots, et d’y établir domicile. C’est ainsi, par exemple, que akSekon, tout, toute, tous, toutes, et son composé ori8ak8ekon, toutes choses, feront à l’augmentatif: akSek-tsi-h-on, absolument tout, toute, tous, toules; ori8ak8ek-tsi-h-on, toutes choses sans exception. La lettre H légèrement aspirée fait ici l'office de lettre transitive entre le signe sr et la dernière partie du mot ON, et empêche ces deux éléments de se confondre l’un avec l’autre, en les empêchant de former la diphtongue 10. Tsihon a deux syllabes, {sion n’en aurait qu’une.

Dans l’état actuel de la langue, l’augmentatif est inséparable de certains mots, tels que sotsi.* trop; okstentsi, extrêmement ; aSetarontsi, c’est bien tapé, attrape ça, tu as bien mérité ce qui l'arrive, etc.

L’adjectit-adverbe ko8A se joint parfois si étroitement avec les noms et les verbes, qu’il peut être considéré comme un véritable augmentatif,t ex: kanonsako8Sahne, à la grande

* Sotsi est une abréviation de eso tsi, = nimis multum. T Peut-être serait-il mieux de réserver pour #o3a la qualification d'augmentatif, en donnant à Tsi celle d’intensitif.

ta-

oo

maison ; axriSa8akonko8AïTseriio, un bon Pape ; onontiioko8Atseraksen, un méchant Roi ; raSeientetko8A, t est très-habile, très-capable, de RASEIENTE, À est habile. Le T qui suit est purement transitif.

L'adverbe SKENNEN ou SKENNON, bien, comme il fuut, a deux augmentatifs et un diminutif, exemples: skennenko8A tsi konnhe, je me porte très-bien, (tout-à-fait comme il faut, comme je vis); skennonrst satohetst, passe sans crainte ; skennenïA tasatati, parle doucement.

L'augmentatif ko8a se change en sk8a, quand il affecte la désinence adjective aksen, ex: onontiioko8atseraksensk8A, un très méchant roi, au pluriel on dit, SK8E au lieu de SKSA : rononkSetaksenskSe okonha, les hommes pervers ; karisaksenskS8E okonha, toute sorte d'abominations.

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