‹ Jugement erroné de M. Ernest Renan sur les langues sauvages [microforme]Chapitre 34 sur 55 · ART. II.—DES VERBES COMPOSES · texte numérisé non relu

ART. II.—DES VERBES COMPOSES

Et voici un exemple entre mille autres :

Le: expressions suivantes : faire le malade, le dévot, contrefaire ‘e sourd, l'aveugle, fuire semblant d'être mort, etc., s’exprimert en algonquin, au moyen d’un verbe composé :

* 8ABAN n'est lui-même qu'un dérivé de gab, racine qui exprime l’idée de clarté, de ancheur, de vision, ex:

8abi, voir, voir clair.

8abis,i être blanc.

8abikonaie, être vêtu de blanc.

8aban, 7 y a blanc, il fait clair.

8abang, quand il fera jour, c'est-à-dire demain. Kasin ta abanzosi, à/ ne vivra pas jusqu’à demain, il n'ira pas jusqu'an jour, Ü ne passera pas la nuit, (en parlant d’un malade).

f Les Algonquins aussi bien aue les Iroquois comptent le nombre des années pæ le nombre des hivers.

akosikas,o, aïiamiekas,o, kakipicekas,o, kakipingSekas,o, nipokas,o,* etc.

Le verbe qui exprime l’action simulée, reste invariablement à la 3eme personne, et est toujours placé devant.

Le verbe qui exprime la simulation, est le seul qui se conjugue, ainsi :

Nind ojimokas, je fais semblant de fuir.

Ansenindizokazogoban, à faisait semblant de se repentir. Eiamiekazodjik, les hypocrites.

NimihitikazoSak, ds font semblant de danser.

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