ART. II.—DES VERBES COMPOSES
Et voici un exemple entre mille autres :
Le: expressions suivantes : faire le malade, le dévot, contrefaire ‘e sourd, l'aveugle, fuire semblant d'être mort, etc., s’exprimert en algonquin, au moyen d’un verbe composé :
* 8ABAN n'est lui-même qu'un dérivé de gab, racine qui exprime l’idée de clarté, de ancheur, de vision, ex:
8abi, voir, voir clair.
8abis,i être blanc.
8abikonaie, être vêtu de blanc.
8aban, 7 y a blanc, il fait clair.
8abang, quand il fera jour, c'est-à-dire demain. Kasin ta abanzosi, à/ ne vivra pas jusqu’à demain, il n'ira pas jusqu'an jour, Ü ne passera pas la nuit, (en parlant d’un malade).
f Les Algonquins aussi bien aue les Iroquois comptent le nombre des années pæ le nombre des hivers.
akosikas,o, aïiamiekas,o, kakipicekas,o, kakipingSekas,o, nipokas,o,* etc.
Le verbe qui exprime l’action simulée, reste invariablement à la 3eme personne, et est toujours placé devant.
Le verbe qui exprime la simulation, est le seul qui se conjugue, ainsi :
Nind ojimokas, je fais semblant de fuir.
Ansenindizokazogoban, à faisait semblant de se repentir. Eiamiekazodjik, les hypocrites.
NimihitikazoSak, ds font semblant de danser.