‹ Juifs et antisémites en EuropeChapitre 15 sur 38 · EN · texte numérisé non relu

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(lire : < Quel mal va-t-il me faire encore, celui-là? » Ils sont accusés d'avoir volé quelques francs, parfois d'avoir volé un lapin. Le Président leur dit avec un organe terrible : « Vous avez attenté à la propriété, la propriété est sacrée... le bien d'autrui... » On les condamne, on les emmène et on en amène d'autres...

» Quand j'étais là, citoyens, il me semblait tout à coup apercevoir des palais raagnifî(iues, des jardins embaumés, des pur-sang traînant au Bois les heureux du jour... Ceux-là sont les voleurs de millions ; on ne les poursuit jamais...

» Je vous le demande, citoyens, ce que je vous dis est-il la vérité? Ces faits les avez-vous vus, avez-vous pu les constater vous-mêmes?

» A-t-on le droit de Iraiter d'énerguménes des hommes qui parlent de choses qui se passent sous les yeux de tous, que tout le monde peut toucher du doigt?

» Imaginez qu'un employé, un commis de vingt ans soit dépositaire d'une cenlaine de francs appartenant à son patron... Il aperçoit une affiche de courses, il se laisse tenter, il perd cet argent... On sera implacable pour lui.

» Qu'ont donc fait les administrateurs du Comptoir I d'Escompte ? Ils avaient des millions en dépôt. Les statuts leur défendaif'' * ^'>' rnssément toute opération de jeu; vous savez à i, , effréné ils se sont livrés;

ils ont menli : ils ont alfirmé faussement dans l'assemblée générale du 30 janvier. 1889 que toutes leurs opérations étaient régulières alors qu'elles ne l'étaient pas.

» Non seulement ils n'ont pas été arrêtés un seul , jour, mais encore ils portent les uns la cravate de commandeur, les autres la rosette d'officier de la; Légion d'honneur.

)) En fondant la Ligue antisémitique, nous avons eu simplement pour but de faire toucher ces iniquités du doigt.

» Je ne viens pas parler ici en politicien, je suis un historien social et je parle devant des hommes dont beaucoup ont fait de la question sociale la préoccupation de toute leur vie.

» Eh bien, citoyens, je vous le demande, croyezvous que la Justice soit une chose facultative? Non, n'est-ce pas ?

» C'est une folie de croire qu'une société puisse vivre sans Justice. La Juslice est un élément nécessaire au corps social comme l'air, comme l'oxygène est nécessaire au corps humain. Quand il y a beaucoup de justice, une société se porte bien, de môme que l'homme se porte mieux quand il respire l'air à pleins poumons. Quand il y a un peu de justice, on vivotte. Quand il n'y a plus de justice, on est asphyxié.

» Citoyens, regardons la situation actuelle en dehors de toute politique. Qu'éprouvons-nous ? Que voyonsnous? Il régne un malaise général, il semble que le cerveau soit étreint dans un cercle de fer, les poumons ne se dilatent plus ; cela ne va pas, en un mot. A ceci on n'aperçoit nulle cause immédiate appréciable : notre armée est toujours vaillante, notre race, Dieu merci, n'est pas près de finir... C'est Tasphyxie, voilà tout.

» Les politiciens vous disent : « Cela irait mieux si Ton avait Goblet » ; d'autres vous disent : « Cela irait mieux si l'on avait Floquet. » Quelques-uns môme — il y a des gens qui ont beaucoup d'aplomb — vous disent : « Cela irait mieux si Ton avait Ferry. »

» Les politiciens vous mentent : quand un homme est asphyxié, peu importe qu il le soit par un poêle

KN FRANCE 93

Chouberski ou par un poêle Pompadour, il est toujours asphyxié...

» Ce qu'il faut faire, c'est de faire ce qu'a fait le citoyen Laur... C'est d'ouvrir les fenêtres toutes grandes, de casser un carreau s'il le faut, et de faire entrer partout la lumière, la vérité et la justice...

.) Ce qu'il faut faire, c'est de briser la Féodalité financière qui nous démoralise et qui nous ruine, qui s'attache à nous comme une pieuvre.

» Ici encore je ne veux dire que des choses évidentes, que des choses qui soient claires comme 2 et 2 font 4.

» Imaginez une collectivité de cent personnes vivant sur un coin de terre suffisant à les nourrir; il arrivera toujours que quelques individus soient plus malins, aient plus de chance, attrapent un meilleur morceau, mais s'il y a un peu de justice dans cette collectivité tout finira par s'arranger, un certain équilibre s'établira quand même. Supposez, au contraire, que sur ces cent personnes trois ou quatre individus accaparent tout, tirent tout à eux, veulent avoir tout pour eux, il ne restera aux autres que le droit, que du reste on ne vous conteste pas, le droit de mourir de faim.

» Que l'égalité absolue puisse exister parmi les hommes, que chacun puisse avoir sa part égale des joies de ce monde, je le désire ardemment et si, en mourant, je pouvais avancer d'une heure ce résultat, comme je n'ai plus de famille, je dirais : « Allons-y! » En raisonnant comme écrivain social, je suis obligé de déclarer que je ne crois pas que le dix-neuvième siècle finissant assiste à ce spectacle.

» Ce qu'il faut dire, c'est qu'il y a des disproportions qui bouleversent la conscience, des inégalités si monstrueuses qu'elles déchirent le cœur, qu'elles

semblent des attentats au bon sens, des actes antihumains et anti-sociaux.

>) A l'heure où je parle il y a peut-être dans notre Paris un vieillard qui n'a pas mangé, qui a cherché du travail sans en trouver, et qui se promène le long de la Seine avec l'idée de s'y jeter. Il y a peut-être une femme qui erre comme cette pauvre femme de Rouen dont les journaux racontaient l'histoire l'autre jour... Elle était arrivée au moment de la fermeture du Bureau de Bienfaisance; on lui avait dit: «. Revenez demain! » Elle était sans gîte, elle se promena toute la nuit avec son enfant dans son tablier. Quand elle revint au Bureau de Bienfaisance, l'enfant était mort...

» Tandis que ces horreurs se passent, il y a à Paris un homme qui possède trois milliards.

» Trois milliards, citoyens, c'est beaucoup pour un homme seul!

» La grande force des Juifs, c'est que leur fortune est tellement haute qu'on a le vertige quand on veut la regarder; c'est plus haut que la tour Eiffel. On sait à peu près ce que c'est qu'un million, on ne se figure pas ce que c'est qu'un milliard.

» Savez-vous ce que représentent les trois milliards de Rothschild?

» Ces trois milliards représentent le salaire de trois millions d'ouvriers travaillant toute une année, sans un jour de repos, à trois francs par jour.

» Si vous le préférez, ces trois milliards représentent le salaire de quinze cent mille ouvriers, un million cinq cent raille ouvriers, travaillant pendant toute une année, toujours sans un jour de repos, mais à raison de six francs par jour.

» Et cependant, citoyens, cet homme vous ressemble, excepté qu'il est plus laid que vous : il a

une bouche, un nez, les mêmes organes que vous. » Que va faire cet homme de tout cet or? Il a la coupe pleine jusqu'à déborder, il pourrait satisfaire toutes les fantaisies d'un empereur romain ; il n'est pas un objet d'art, un palais qu'il ne puisse acheter. » Cet homme songe alors qu'il y a des gens qui travaillent de leur état et des petits industriels qui ont besoin d'avoir le cuivre à bon marché, des ouvriers qui travaillent ce cuivre, des bouchers qui se lèvent dés l'aube pour aller aux abattoirs, braves gens qui, lorsqu'ils ont un peu froid le matin, l'hiver, se ragaillardissent avec un verre devin blanc et une chanson; des ménagères, des vieilles femmes, des jeunes filles qui, n'ayant pas le moyen d'installer l'électricité chez elles comme à Ferrières, cousent le soir autour d'une lampe de pétrole.

» Alors, du fond de son palais, cet homme se dit : « Je vais ourdir des complots financiers pour troubler » le travail de ces gens qui ne me demandent rien, je ) vais faire jouer le télégraphe dans le monde entier > pour accaparer tout ce qui est nécessaire à l'industrie » ou à la vie, les cuivres, les pétroles, installer à la gare du Nord un local pour y recevoir les viandes ' mortes que nous envoie l'Allemagne. » » Je dis que cela est mauvais et doit être puni. y> Vous me permettez, citoyens, d'insister sur ce ;»oint.

» Avant de juger les autres il faut s'interroger soimême. Parmi ceux quisont ici, beaucoup, s'ils étaient riches à ce point, trouveraient que la vie est bonne et ils voudraient en goûter tous les plaisirs. Mais ce que j'affirme, ce que j'afûrme pour notre honneur, pour l'honneur de notre race, c'est qu'il n'y a pas un homme dans cette assemblée, pas un seul, qui pen- .iPt-nt •. ce servir de tout cet argent pour organiser

-des co,ur-)S de Bourse contre les travailleurs, pour rendre la vie plus" rude encore aux" déshérités de ce monde.

» Voilà, encore une fois, le point qu'il faut bien voir. C'est en vain que la Presse vendue aux Juifs nous accuserait d'exciter les mauvaises passions mauvaises passions, V amour effréné du lucre, Vinhumanité envers ses frères^ c'est vous qui les représentez. Autrefois, quand il se produisait quelque désordre, on disait : « Les faubourgs descendent! » Aujourd'hui, quand il se produit quelque crise dans le monde du travail, on dit : « C'est la rue Lafûtte qui descend! »

» Bientôt, dans quelques mois peut-être, citoyens, vous aurez à juger un des procès les plus retentissants de l'histoire ; il faut que les responsabilités soient dès à présent bien établies et que les premiers actes de la procédure soient régulièrement libellés.

» Ce n'est pas l'Usine qui a attaqué le Palais, c'est le Palais qui a attaqué l'Usine; ce n'est pas le Travail qui a attaqué le Capital, c'est le Capital qui a attaqué le Travail; ce sont ceux qui avaient delà brioche à n'en savoir que faire qui ont provoqué ceux qui n'avaient pas de pain; ce sont ceux qui avaient trop qui ont jeté le gant à ceux qui n'avaient pas assez.

» Je répète que cela doit être puni.

« En dehors de ceux qui m'écoutent avec une bienveillance dont je les remercie, il y a des gens qui sont venus pour répéter ce que j'aurai dit. C'est pour eux queje dis, sans colère mais non plus, sans violence inutile, dans le calme de ma conscience : les exploiteurs et les voleurs qui ont semé de ruines ce pays trop confiant et trop bon sont des malfaiteurs qui méritent d'être châtiés. Ils seront jugés, et,

-ils sont reconnus coupables, ils seront exécutés.

» Il y a un homme qui a manqué aux lois de la fraternité, un homme qui a été Gain.

» Ce n'est plus le Caïn vivant au milieu des fauves ians la sauvagerie des premiers âges du monde, Caïn vêtu de peaux de bétes; c'estCaïn vêtu en gentleman, Caïn milliardaire et baron.. C'est Caïn doublement homicide, c'est Caïn sans excuses...

» Je n'ajouterai plus qu'un mot, citoyens. Il faut que les cerveaux soient bien atrophiés et les âmes étrangement abaissées pour que de semblables idées puissent étonner.

» Supposez qu'on vienne dire à M. de Bismarck:

Voilà un banquier de Lyon, de Marseille ou de Bordeaux, vous allez lui confier toutes les finances de l'Allemagne, vous allez détruire tous les établissements financiers qui pourraient lui faire concurrence, afin qu'il soit le maître absolu... Bismarckne pourrait même pas vous répondre ; il rirait tellement qu'il ferait sauter tous les boutons de son uniforme de cuirassier blanc...

» Nos pères avaient le même hon sens. Si la France a pu se constituer comme nation, c'est que par intervalles on y voyait apparaître des lueurs de justice. Les rois d'autrefois ne toléraientniles prévaricateurs ni les voleurs. La foule, de temps en temps, voyait passer un tombereau qui s'en allait vers le gibet de Montfaucon. Dans le tombereau un homme était en chemise,- les mains derrière le dos, suant la peur. C'était, la veille, un contrôleur général, un financier

talant cyniquement sa fortune volée, c'était Enguer- I and de Marigny ou Semblançay.

» Laissez-moi vous rappeler un souvenir... » Le 5 septembre 1061 , un homme sortait du cabinet de Louis XIV, au château de Nantes ; il étaii arrogant

et superbe, il portait fièrement le justaucorps de velours et les canons de dentelles ; il marchait au milieu des génuflexions ; les plus qualifiés s'inclinaient quand il passait, et chacun mendiait de lui un sourire.

» Soudain un petit lieutenant aux gardes fendit la foule et joua des coudes pour s'approcher de l'homme.

« — Tiens! se dit-on, d'Artagnan a quelque grâce » à demander à monsieur le surintendant. »

» Le lieutenant des gardes mit la main sur l'épaule de l'homme et lui dit :

» —Au nom du roi, monsieur de Fouquet, vous êtes » mon prisonnier. »

» A la place du roi, il y a maintenant le Peuple souverain. Eh bien ! Faites votre métier de souverain, accomplissez votre devoir de souverain. La raison d'être, le devoir d'un souverain est de faire justice, ne soyez pas infidèles à votre mission.

» Les rois avaient la Bastille ou Pignerol, vous avez Mazas...

» Les rois avaient Montfaucon, vous avez La Roquette.

» Donnez un ordre et nous avons des officiers jeunes et vaillants comme d'Artagnan, qui sont prêts à vous obéir, prêts à aller mettre la main sur l'épnule de quelqu'un que vous connaissez et à lui dire : « Au nom du peuple souverain, Monsieur, vous êtes mon prisonnier. »

» Ces choses s'accompliront. Comme toujours, c'est le peuple qui sauvera la France. Vous hâterez ce moment par votre vote. Laur ne sera pas seulement élu à Neuilly, il sera acclamé parce que vous savez ce que cette élection signifie.

» Le soir de cette élection on ne dansera pas rue Saint-Florentin, on n'allumera pas le lustre des

grand:? bals, ou n'entendra pas les orchestres de fête. Le banquier de la Triple-Alliance, le chef des Juifs allemands baissera la tête, car ilaura entendu la voix de Paris.

>) L^i soir de cette élection, les ouvriers de tous les • juartiers lèveront leur verre à votre santé en disant :

Bravo les électeurs de Neuilly ! Vive le citoyen Laur I Le jour de la justice est proche... »

» Après ce discours on donna la parole à M. Déroulède, qui fut accueilli par les cris de « Vive la Ligue ! » — « Je suis Venneini des Juifs, dit-il en commençant, et Reinachn'a paspeu contribué à m'en dégoûter. »

Il attaqua ensuite la République d'aujourd'hui qui -t, dit-il, « une aristocratie avec un blason à fond de

leules et des mains pleines d*or. Il ne sera pas facile

.' se débarrasser d'un tel gouvernement, car nos -ouvernants ont fait de la jeunesse des écoles une jeunesse sénatoriale et ministérielle. Il n'y a plus de jeunes gens au quartier latin, il n'y a que des candidats. »

D'autres discours furent encore prononcés par MM. Gabriel, député de Nancy; Valet, et par MM. Terrail-Mermeix et Millevoye, députés.

M. Drumont lit enfin l'ordre du jour suivant qui '\-t adopté aux cris répétés de « A bas les Juifs! » (1) :

(I) Un des assistants, .1/. Andrieux, l'ex-préfet de police, a con-

';\lé lui-nième l'enthousiasme des ouvriers présents.

a La présence à la tribune de M. le marquis de Mores et de

' . Drumont, dit-il, leurs vives attaijues contre «la nuance cosmo-

lite » expliquaient mieux l'empressement de cet auditoire

istocraiique, aux applaudissements duquel se mêlaient, d'ail-

iirs, les acclamations non moins enthousicales des ouvriers socia'

.-(es. »

100 JDIFS ET ANTISÉMITES

» Les citoyens réunis, au nombre de deux mille, dans la salle Gallice, avenue de Neuilly,

« Proclament que la société est en danger par suite de la coalition financière juive, et qu'il ne peut coexister dans un État un ou deux hommes qui possèdent des milliards, tandis que d'autres meurent de faim;

« Proclament qu'il est temps enfin que la Gaule revienne aux Gaulois, et qu'il faut sauver la Gaule de Tavidité de celui dont Drumont a dit qu'il était un Caïn sans excuse ;

» Qu'il faut sauver aussi la patrie française de l'Allemand qui la guette, sous la forme du Juif ;

» Qu'il faut enfin sauver la République menacée par de nouveaux tyrans ;

» Acclament, pour arriver à ce but, tout d'abord la candidature du citoyen Laur, l'ennemi de Rothschild, le républicain et le socialiste ;

» Le peuple de Neuilly verra après, et passe à l'ordre du jour. »

Les Juifs' se sentirent si bien touchés que le lendemain le journal le Temps publiait la lettre suivante du Grand-Rabbin.

On voit que les Juifs furent réellement atteints d'une grave manière puisqu'ils demandèrent au Grand-Rabbin de parler en leur nom :

Paris, le 20 janvier 1890.

« Monsieur le directeur,

» Je considère comme un devoir de protester avec la dernière énergie contre ce qui s'est dit samedi dernier dans la réunion électorale de Neuilly. Sans prendre paiti dans une lutte politique qui échappe

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à mon appréciation, il me paraît impossible de ne pas repousser, au nom de mon culte, des attaques aussi violentes que peu justiûées qui sont un appel direct à toutes les mauvaises passions.

» Comme Juif, je m'en aftlige, comme Français, j'en rougis. La France ne serait plus la France, c'est-àdire le pays des traditions libérales, des idées de justice et d'équité, si des paroles comme celles qui ont été prononcées l'autre jour pouvaient y éveiller le moindre écho. C'est déjà trop que cent ans après la Kévolulion de 89, il puisse se produire dans des réunions publiques de telles excitations contre toute une catégorie de citoyens qui sont d'aussi bons Français que qui que ce soit, qui, depuis un siècle, ont servi la France avec un dévouement passionné et versé leur sang pour sa défense sur tous les champs de bataille, notamment au cours delà guerre néfaste de

» J'en appelle, pour faire justice de ces prédications haineuses, aux gens honnêtes et de bonne foi de tous les cultes et de tous les partis. C'est chez moi une conviction absolue que pas un des membres du clergé catholique et du clergé protestant, dont j'admire les vertus, l'élévation de cœur et d'esprit, le patriotisme éclairé, ne voudrait souscrire à un langage qui n'est ni français, ni chrétien, ni humain.

» Veuillez agréer, monsieur le directeur, l'assurance de ma haute considération.

» Zadoc Kahn,

» grahd-rabbin du Ck)nsisloire central

» des Israélites de France. »

Cette lettre (1) indignée nous semble risible à nous

(1; C'est au sujet de cette lettre qu'un rédacteur de V Observateur Français dit fort judicieusement :

" M. 7.\ôoc Khan cite une lettre qu'il a écrite hier au Temps —

qui connaissons le dessous des cartes. M. le Grand- Rabbin défend ses coreligionnaires, et, en ce sens, il a raison, mais nous devons dire que M. Zadoc Kahn dépasse un peu les bornes de la mystification permise quand il se donne et donne ses coreligionnaires, ses ouailles, comme les adversaires impartiaux de toutes les persécutions, qu'elles soient dirigées contre les catholiques, les protestants ou les sémites. Bons Juifs, vous avez la mémoire courte, trop courte pour écrire impartialement l'histoire.

Dites-moi, quand les francs-maçons entreprirent leur hideuse campagne contre les religions, contre les couvents, quand des sbires crochetèrent les serrures, quand on jeta des vieillards brutalement

la réunion de Neuilly l'avait donc bien touché? — et il répiteque les JuiJs sont Français et bnns Français : en preuve les Israélites qui, durant le siège' de Paris, sont morts pour la défense de la patrie.

» Nous ne voulons point à cette heure aller au fond de la question. Les affirmations de celui-ci ou de celui-là valent ce qu'elles peuvent valoir. Elles ne peuvent rien contre le fait patent et brutal, à savoir que la France chrétienne est aux Qiaiiis des Juifs ; que, socialement, il est inadmissible que 90,000 Juifs imposent leur direction, leur volonté, leur oppression à 3ô millions de Français et que, par conséquent, il est nécessaire, d'une nécessité de salut social, de ramener ces oppresseurs de par la puissance de l'argent à la vérité de leur situation au milieu de nous.

» D'ailleurs si les Juifs étaient, en France et partout, les patriotes qu'ils se veulent dire, pourquoi les accusations, hélas! trop justifiées, dont ils sont partout l'objet et qui toutes st- .•...—-.<. en celle-ci : « Mettre la main sur toute la richesse i » chrétiens et les réduire à la misère » ?

» C'est — ose dire le triste philosophe et le faux hi i

Collège de France — « l'œuvre naturelle de nos errom- .: ^

» injustices passées ».

» Eh bien ! si cela est vrai, c'est que nos lois sociales sont hkiuvaises, car ce sont de mauvais s lois sociales, celles qui permettent à un grouf»e d'hommes, quel qu'il soit, de pressurer le peuple pour en retirer le sang et la substance.

» Cette constatation suffit, à elle seule, pour justifier le mouvement antisémiiique. »

EN FRANCE lU3

dans la rue, M. le Grand-Rabbin a-t-il pris sa bonne plume pour flétrir de telles ignominies (1). Quels sont les Juifs de marque qui protestèrent publiquement? Au contraire, à celte époque les feuilles juives se distinguaient surtout par reffervescence de leurs animosités, et dans toute la presse qui battait des mains à ces exploits, il n'y avait pas de journaux plus acharnés, plus violents, plus haineux. M. Zadoc Kahn essaya-t-il alors de faire revenir la Lanterne à des sentiments plus fraternels?

Je me souviens qu'un jour, un brave républicain, à ce propos, pria M. Eugène Mayer de lui donner son avis sur les assassinats de La Roquette. Or, voici la réponse qu'obtint le lendemain notre radical dans la Lanterne du 4 décembre 1883 :

» Et vous concluez qu'on a eu tort de fusiller les pauvres calotins en 1871 ! Nous soinmes d'un avis contraire; nous estimons même qu'on a usé de trop de ménagements vis-à-vis d'eux. Ils ne lavaient pas vole . cela ne pouvait faire des martyrs, et cela, effectivement, n'en a fait aucun. »

Quand parurent ces lignes infâmes et ignobles de la part d'un écrivain français, ce bon, ce charitable et impartial M. Zadoc Kahn écrivit-il aux journaux pour flageller le triste personnage qui avait libellé la réponse de la Lanterne, considéra-t-il comme un devoir de protester avec la dernière énergie?

11 s'agissait simplement de Chrétiens, n'est-ce pas, bon et humain Zadoc Kahn ?

(1) Voir à ce sujet le livre Expulseurs et Expulsés, par M. de Fleurence (avec préface d'Edouard Drumont), le livre Expulsions des Congrégations, par Henry Duparc et H. Cochin (avec préiacô du duc de Broglie), et le chapitre Expulsions, dans un livre, le Cl rgé sous la 3* République, par M. Bournand.

Il est curieux aujourd'hui de voir M. le Grand Rabbin prendre feu et flamme parce qu'il s'agit des Sémites.

Les Juifs, toujours à l'affût pour dénaturer les paroles de Drumont, ont naturellement fait dire partout qu'il avait été faire à Neuilly une campagne boulangiste. Drumont s'en est défendu dans un interview avec un journaliste de V Autorité.

Il me semble utile à ce sujet de donner une partie de cet interview (1).

« Mais, dit le journaliste intervieweur, nous ne pouvons nous empêcher de dire à M. Drumont : Que pensent de votre appréciation les membres du Parti national? Et que vous répondent-ils quand vous leur conseillez de tenir un pareil langage?

» — Ils me répondent toujours la même chose, répond M. Edouard Drumont, que je n'entends rien à la politique et qu'il faut tromper le peuple...

» Quant à moi, je n'ai jamais trompé personne. Il est impossible de montrer plus de mauvaise foi que les journaux qui m'accusent d'avoir été faire à Neuilly une campagne boulangiste. Je l'ai dit à Laur dès le premier jour, je l'ai dit à Millevoye, je l'ai dit à tous les boulangistes que j'ai rencontrés : « Vous savez que je me réserve absolument le droit d'écrire ce que je pense. »

,) — Vous croyez que l'opinion publique ne dépend pas absolument des journaux?

» — Certainement non... Voyez ce qui se passe pour mon livre. La satisfaction que j'éprouve à voir mon volume dans toutes les mainsaété troublée pour moi par le malheur qui est arrivé à la fois à plusieurs

(1) Autorité, 10 mars 1890.

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de mes confrères; ils m'avaient demandé les bonnes feuilles de mon livre pour être les premiers à en parler, et les infortunés n'ont pas pu parler; ils ont été victimes d'un accident étrange, ils ont perdu la parole; ils ont été brusquement frapppés d'aphasie en passant rue Laflitte, devant la maison Rothschild. Cela n'a pas empêché le lecteur de savoir qu'on avait publié un livre intitulé : La Dernwre Balailie. Tous les journaux de France s'entendraient pour ne pas prononcer le mot : Juif, qu'il n*en existerait pas moin une question juive.

La question juive

n — Mais alors, vous pensez que cette question touche actuellement à son point aigu, et que la conférence de Neuilly, par exemple, est un indice des plus probants de la nouvelle phase où entre la campagne antisémite?

» — Evidemment ; tant que les Juifs n'ont fait que dépouiller les Français aisés de leur argent à l'aide de sociétés financières, ils ont trouvé des êtres résignés qui gémissaient au lieu de récriminer. Maintenant que les Sémites en arrivent à s'attaquer aux choses nécessaires à l'homme, à tout ce qui est indispensable à la vie et à l'industrie, ils soulèvent contre eux des colères et des haines dont ils ne soup- <;onnent pas la violence.

» — Vous reconnaissez qu'il n'y a pas que les Juifs mêlés à ces spéculations criminelles?

.) — Incontestablement, mes amis et moi serions les derniers des imbéciles si nous prétendions que les manœuvres coupables chez un Juif seraient innocentes si elles avaient été commises par un Chrétien. Un tel raisonnement ferait hausser les épaules à tout le monde. Ce que nous affirmons, ce qui est

vrai, c'est qu'il y a un système, une conception de la vie, un ensemble d'actes, d'opérations, de procédés, qui s'appellent la Juiverie, le Juivismej le Sémitisme. » Ce système n'a pas seulement ruiné le pays, il le démoralise absolument; il ramène tout à l'argent, il donne l'argent comme principal moteur à tout, il fait de Targent plus qu'un roi, il en fait un Dieu. Il explique la décomposition sociale dont nous sommes les témoins, la pourriture du monde politique qui tient plus encore aux conditions générales qu'à la corruption particulière des individus. Comment voulez-vous que fasse le magistrat ou le député obligé de nourrir sa famille sur son petit traitemept ou sa modeste indemnité, lorsque le Juif lui çaoSntre un morceàl?de papier, un chèque qui suffirait à doter les filles ou à assurer le pain des vieux jours? Les meilleurs i ésistentune fois, mais l'exemple des voisins les décide et ils fout comme les autres.

Découragement et colère du peuple.

M Alors, vous pensez que ce que nous sommes convenus d'appeler le peuple, c'est-à-dire la masse de la nation, se rend compte d'où peuvent provenir les maux qui pèsent sur lui ?

» Certainement. Le peuple voit cela et vous devinez l'impression qu'il en ressent; autrefois, pour se consoler des misères du présent, il avait un idéal, une foi, une espérance : le Juif lui a tout pris ; il l'a exproprié à la fois du ciel et de la terre, et pour toute consolation, il dit au travailleur : « Travaille et déses- » père ! »

» D'accord avec son complice le franc-magon, le millionnaire juif a traqué sans pitié, accablé des plus immondes calomnies le malheureux prêtre à 900 francs, sans s'apercevoir que l'enseignement que

donnait ce pauvre élait la protection et la sauvegarde des millions du Juif. C'est en ceci qu'éclate le caractère antisocial du Juif; il ne peut vivre dans une société organisée, il ne peut tenir compte des idées ou des droits d'autrui ; dés qu'il est installé quelque part, il s'arrange pour se faire chasser à force d'insolences, d'incongruités, de mauvais tours joués au prochaiu ; il attaque les uns dans leurs croyances, les autres dans leurs intérêts ; il sème le désordre partout, et tout le monde finit par se réconcilier sur son dos. Il est lui-même l'instrument exécutoire de la malédiction qui pèse sur lui ; quand cette malédiction semble sommeiller, il la -réveille ; il provoque lui-même ceux qui voudraient le laisser tranquille. Il y a là une fatalité d'un caractère très saisissant.

Solution prochaine.

» Vous croyez donc la solution prochaine ?

» Très prochaine. Les Juifs, cependant, sont encore très forts ; ils ont l'argent, les journaux, les comités électoraux, le personnel de francs-maçons et d'opportunistes qu'ils ont fourrés dans tous les bons endroits... Tout cela ne leur servira pas à grand'chose : ils ont l'opinion contre eux

» Avez-vous lu, nous dit M. Drumont, le dernier article de Maurice Barrés dans le Figaro ? Rien n'est plus vrai, tout orateur qui veut acquérir l'oreille d'une réunion publique n'a qu'à traiter la question juive. La salle trépigne et le couvre d'applaudissements. »

Celte réunion de Neuilly eut comme épilogue l'élection de Laur.

A la suite de ces indices, on résolut de frapper un grand coup en faisant plébisciter les différents quartiers de Paris, sur la question juive, à l'occasion des élections municipales de la fin d'avril.

Le terrain municipal était mal choisi, car les intérêts d'un quartier ne sont pas les mêmes ni semblables aux grands intérêts nationaux.

Les candidatures des antisémites subirent donc un échec qui naturellement atteignit les personnes mais non la cause (1).

Les antisémites doivent se rappeler qu'avec de la. patience, les minorités, quand elles sont celles des bonnes causes, réussi^^sent toujours à devenir majorités aux temps que Dieu leur a assignés.

D'ailleurs, les Juifs ont peur, crient et se remuent beaucoup.

Après avoir tout accaparé, les Juifs de France sont en train de faire V accaparement de Vor. Ceci date d'août 1891.

A cette époque, le Petit Journal signalait le fait suivant :

« Beaucoup de Parisiens ont été fort intrigués hier par des affiches manuscrites placées à la devanture de certains changeurs et ainsi conçues : « On achète les pièces de 20 francs avec prime. »

» Immédiatement nombre de passants sont allés prendre l'or qu'ils pouvaient avoir en réserve, aliii Je bénéficier de la prime annoncée.

(1) Nous n'avons pas besoin de dire comment les antisémites et en particulier M. Drumont, ne furent pas aidés par les conservateurs qui se liguèrent plutôt contre eux. M, Drumont s'en est expliqué avec sa verve mordante habituelle dans son livre Le Testament d'un Antisémite.

o Cette prime s'élevait en moyenne de 75 centimes à 1 fr. 50 par 1,000 francs.

» Mais, dira-t-on, le motif de cette spéculation ? On en allègue plusieurs, dont le plus vraisemblable paraît être l'exigence de certains marchands de blés qui n'acceptent en ce moment d'être payés qu'en pièces de "20 francs. »

Le Petit Journal est resté au-dessous de la vérité, car certains banquiers ont donné jusqu'à 2 fr. 0/0 de prime, soit 1,020 francs de papier pour 1,000 francs d'or!

Quels sont ces marchands qui, non contents d'accaparer les blés, se mettent à accaparer l'or, au point de changer la valeur de notre monnaie?

Nous avons déjà donné leurs noms, mais il nous semble nécessaire de les remettre sous les yeux de nos lecteurs. Ce sont :

Ephrussi, Juif hongrois, gendre de Rothschild, de Paris :

Thalmann, frères et C'% Juifs prussiens ;

Louis Dreyfus et C'% Juifs français (?) ;

Négreponte, Juif valaque;

Leduc et C'% Français (?) ;

Walter frères. Prussiens ;

Bamberg et C'*, Juifs allemands ;

Ilerkembout, Juif belge;

Les Grand.s Moulins de Corbeil, Société anonyme composée de juifs ;

Erlanger et Dreyfus, Juifs allemands.

A lui seul, ce petit groupe est assez puissant pour faire augmenter la valeur de l'or en accaparant les blés.

C'est un nouveau coup du Juif, un nouveau pro-

nu JUIFS ET ANTISÉMITES

cédé pour vider nos poches et faire passer dans les leurs ce qu'elles contiennent.

Il reste encore aux Français un peu d'or, résultat de patientes et laborieuses économies.

Les financiers juifs, outre leur or, ont leurs caisses bourrées de papiers, gages de leur mauvaise foi et de leurs supercheries; c'est le Panama, c'est la Société des Métaux, c'est le Comptoir d'Escompte, etc., etc., dont personne ne veut plus, et qu'ils ont rachetés à vil prix dans l'espoir de spéculations nouvelles.

Ils ont aussi des quantités prodigieuses de papier monnaie ou de billets de banque qu'ils se disposent peut-être à déprécier pour le succès d'une spéculation quelconque.

Et ils entreprennent aussitôt de monnayer ce papier, c'est-à-dire de nous le passer en échange de l'or qui nous reste.

Le papiei' ? c'est bon pour nous, bon pour les gogos. Pour eux, c'est l'or, les bonnes espèces sonnantes qu'il leur faut. Elles ont cours dans tous les pays et ne perdent pas au change, comme les bauknotes !

Et ne pouvant plus nous glisser des actions du Panama, des Métaux, du Honduras, etc., ils nous glissent des billets de banque dont la valeur diminuera forcément en proportion de l'augmentation du prix de l'or.

Quelle nouvelle et monstrueuse canaillerie prépare donc encore cette association de brigands iiiler- " nationaux.

Le fait est là, indéniable. Malgré le cours forcé, l'or fait prime et forte prime à Paris, sur le billet de banque.

Que les Juifs continuent; l'accaparement est un

NCE 111

• ii\ lui liait par mener à la

!!'•!!< :it(endons le Juif, car ce

■< Qui trop eni-

■•• r ijarn 31. <ic 1 :> )lliscliild iious a nicnacés

jout nous faire! » s'est écrié la salle des Capucines; et il a ' innucment : « La France n'en sera plus pauvre. «

>noî .piM ,.„ soit, la ^ .. :..,a juive, qui n'est estion sociale, existe, est dans l'air, dans le opulaire, et non seulement en France mais ' irope entière.

Les Juifs français vont avoir leur centenaire. Ils

tiennent d'intant plus à le célébrer avec pompe qulls

V '"^^^^ ^^'en cent ans ils ont passé de

'"'''î'és au rang de grands maîtres

oliquesqui les ont émancipés.

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ils retentir l'air de chants d'allé-i i profité de la circonstance poui' iciileux triomphe de la Juive: u

'iiolir^ue qui a eu le don d'aiMi>.M:r sa ''i circonstance. Et la Lanterne, le

■ '^ chorus.

<^ i'ausic C/aK/016", M. Cornélv entend faire corn-

prendre à tous les catholiques que si les Juifs jouissent actuellement d'une influence si prépondérante, c'est qu'elle a été légitimement acquise.

» J'ai beaucoup d'amis parmi les Israélites, dit-il, et des meilleurs. »

Nous le regrettons pour M. Cornély qui d'ailleurs écrit avec une désinvolture charmante.

«Je les vois évoluer dans la vie, dil-il. Je les trouve intelligents, honnêtes, charitables, actifs. Je me dis qu'il doit en exister beaucoup d'autres semblables que je ne connais pas et, ma foi, je trouve tout naturel, je trouve même moral quils fassent fortune.

» Or, le Juif, que vous avouez immuable, a gardé sa morale en gardant sa religion. Le Juif a des enfants, le Juif a une famille. (Eh bien, et nous catholiques! sommes-nous donc des chiens?) Le Juif ne connaît pas, ou connaît moins que nous le suicide (!), cette marque même d'incrédulité. Le Juif croit, pratique. Chez les Juifs le non-pratiquant est, toutes proportions gardées, infiniment plus rare que chez nous. »

Ne trouvez-vous pas cela profondément triste de voir Tancien croisé, l'ancien chevalier, le directeur du Clairon, le fameux royaliste enragé Cornély, le Chambordiste, l'Orléaniste, s'échauffant sur l'avilissement, l'abaissement, la décrépitude des Chrétiens, n'ayant pas la douceur de nous cacher que le triomphe du Juif est le signe indéniable de notre décadence, à nous catholiques, le châtiment des convictions amollies?

(1) Quelle erreur! Ce sont les Juils qui fournissent relativement le plus de cas en ce genre.

N'est-ce pas profondément fin de siècle cette renégation du chevalier croisé Cornély?Oh! mon bon Cornély, qui se serait douté que vous aussi vous alliez adorer le Veau d'Or?

Mais écoutez la lin, voyez ce que ce bon chrétien de Cornély nous souhaite :

<( Résignez-vous à voir grandir le Juif par le fait de votre décrépitude ; car le Juif reprend sur nous sa supériorité naturelle et héréditaire.

•^ J'ajouterai même qu'il ne faudra pas trop nous plaindre de cette supériorité, car vous pourriez plus mal tomber.

» Et pour mon compte, j'aimerais mieux voir le Juif réellement maître de la France^ que le Jacobin athée et profondément idiot... »

Mais ne se valent-ils pas tous les deux?

Ainsi, il est bien entendu maintenant, et cela par la plume d'un ancien catholique royaliste, que le Veau d'or est enfin reconnu Dieu et que les Juifs sont salués grands pontifes de droit de cette divinité naissante.

Le Radical s'étend moins longuement sur les vertus des bons Juifs; à la revanche, il se borne à mettre en relief cette considération qui a bien son prix : que la « conquête » la plus marquante de la Révolution est celle de la domination du Juif.

« Parmi toutes les gloires et toutes les conquêtes qui ont illustré la Révolution, il en est peu qui lui fassent plus d'honneur que l'émancipation juive. »

Qu'on entonne donc maintenant la Marseillaise des Juifs et que l'on crie Gloire aux servants du Veau d'or ! Bravo, Cornély l

Ah ! quelle triste fin de siècle ! — A quand la revanche du chrétien ?

Nous lisons dans VUnivers, 26 septembre 1891, un signe éloquent de Taplomb des Juifs :

« Les Juifs de Lille, dit le chroniqueur, inaugurent aujourd'hui la nouvelle synagogue élevée avec le concours pécuniaire de la ville. On doit à cette occasion exécuter des chants hébraïques sous la direction d'un ^professeur juif du conservatoire lillois.

» Il paraît que M. Géry-Legrand, sénateur, maire de Lille, avait donné l'ordre à la musique des canonniers sédentaires de prêter son concours à cette fête. Le commandant a refusé, invoquant le règlement qui défend à une troupe militaire « de pénétrer en corps dans les éditices consacrésau culte. » M. Géry-Legrand se serait emporté, il aurait répondu que cette prescrïp^ tion s'appliquait seulement aux églises et non pas aux synagogues ; et il en aurait référé au préfet juif, M. Veil-Durand (1). »

Il n'y a plus qu'à tirer l'échelle et à rappeler que les Juifs qui ne veulent pas de religion pour les autres ont dans leurs rangs des hommes qui, comme M. Germain Sée, membre de l'Académie de Médecine, s'écrient : « Ce qui fait notre force à nous c'est notre religion. » Rappelons aussi qu'on accorde aux Juifs partout toute facilité pour accomplir leurs devoirs religieux, alors qu'on refuse tout ce qu'il est possible

()} On peut lire à ce sujet de très intéressants détails dans un vaillant petit journal anti-juif de Lille, le Lillois, dont les démêlés avec M. le maire ont montré que Juifs, protestants et opportuni>te5 s'entendent à merveille contre les Chrétiens. Son rédacteur en chef, M. Arthur Sioven, [tourrait raconter d'intéressantes choses.

de refuser aux catholiques. C'est une belle chose que Végalité juive, n'est-ce pas?

Nous trouvons dans la Semaine Religieuse de Cambrai (octobre 1801) un article qui prouvera, avec chiffres à l'appui, qui des Juifs ou des Congrégations prend toujours sans jamais rendre.

« Les Juifs ont beaucoup fait parler d'eux dans cette dernière quinzaine. A Lille ils ont inauguré une nourelle synagogue avec le concours des autorités.

» A Paris, le grand-rabbin de France a prononcé un discours très intéressant. Dans la France entière ils ont célébré le centenaire de leur émancipation.

» Le trait caractéristique du discours prononcé par le grand-rabbin de France est d'avoir reconnu et proclamé que les Juifs sont une « race » à part, un « peuple » distinct.

» Etre Juif n'est pas adorer le dieu de Moïse, d'Abraham et de Jacob.

» Pour être Juif, il faut descendre d'ancêtres qui n'étaient pas Français, et l'on n'est pas Juif si on n'ap; artient pas à celte « race », à ce « peuple » absolument distincts du peuple français, de la race française.

» Le caractère du Juif n'est pas dans sa religion, mais dans son origine.

» Le Juif athée reste Jujl^

» Le grand-rabbin a mis cette théorie en pleine lumière et l'a relevée par ses affirmations répétées.

» C'est ce que nous n'avons cessé de faire observer. C'est à cause de cette différence de race et des qualités par trop envahissantes de la race juive que nos ancêtres avaient pris leurs précautions contre

eux. Il n'y a pas entre eux et les Chrétiens d'hostilité religieuse.

» Le judaïsme a été et est toujours le soubassement de la religion chrétienne. Et il importe que ce soubassement soit toujours présent et visible.

» Aussi les papes, et en général le clergé, se sont-ils toujours montrés les protecteurs des Juifs lorsque leurs méfaits soulevaient contre eux la colère des peuples.

» M^is cette protection ne devait pas être un affranchissement : on ne le voit que trop aujourd'hui.

» Dans un journal, qui a pour directeur un Juif, M. Cornély faisait à l'occasion du centenaire cet aveu :

» S'il fallait en croire certains écrivains, la France serait en ce moment livrée aux Juifs, et la République française ne serait plus qu'un fief du royaume de Juda.

» Il est certain que la République, si elle n'aime pas les curés, aime assez les Israélites.

» Elle en peuple ses administrations. On raconte

>iUe LE QUART DES PRÉFETS EST JUIF. Ccst peut-être

exagéré, mais il ne doit pas s'en manquer de beaucoup. Elle a risqué la perte de l'Algérie pour accorder aux Juifs algériens la dignité de citoyens français, au grand scandale des Arabes qui, sans avoir pourtant à reprocher aux Juifs le supplice d'un Dieu, les traitent plus mal que des chiens.

» Elle leur a livré la finance chrétienne, en égorgeant à leur profit l'Union générale par le plus stupide et le plus antipatriote des attentats.

» Enfin, elle les met presque sur le même pied que les francs-maçons, d'où elle tire tous ses étatsmajors. Il est vrai que le Juif peut aussi être francmaçon, et ALORS CE cumul LE MÈNE PARTOUT OU IL VEUT ALLER. »

EN iRAN( E 117

» Non seulement ils se sont emparés du pouvoir, mais ils ont accaparé l'argent et la presse.

» Ce sont eux qui crient dans leur presse contre la fortune des couvents et qui font voter contre les communautés religieuses des lois de confiscation. Ils espèrent par là détourner l'attention de leurs fortunes à eux vraiment scandaleuses, non seulement par le chiffre auquel elles s'élèvent, mais par leur origine et par l'usage qu'ils en font.

» Il y a en France 40,000 religieux ; ce qu'ils possèdent ne revient pas à plus de 500 fr. de rente pour chacun d'eux. Et l'on sait, ou plutôt on ne sait pas le nombre d'orphelins, de vieillards, de malades et de pauvres qu'avec ces 500 fr. de rente ils trouvent ■ moyen de nourrir. Les Juifs sont en France 67.800 ; ce recensement a été fait par les rabbins. Ils ont ' cueilli, paraît-il, 80 milliards sur 160 milliards que > possède la France.

» Ils en ont donc la moitié. De plus, ces 80 milliards juifs sont presque tous en fortune mobilière, c'est-àdire qu'ils ne paient presque pas d'impôts.

» Une famille parmi eux possède à elle seule plus de trois milliards^ c'est-à-dire près de dix fois autant, que toutes les communautés réunies. Et la souche de cette famille allemande débarquée de Francfort, il y a seulement un siècle, le vieux Anselme Mayer Rotschild, vendait, dans cette ville, des articles de pacotille la balle au dos.

» Comment en sont-ils arrivés là? Par les emprunts qu'ont nécessités nos guerres et nos révolutions, où leur main n'a pas toujours été absente ; et puis par la presse.

» Dans un discours prononcé par un rabbin au congrès de Cracovie en 1840, il était dit :

» Je propose, d'urgence, l'attaque contre la presse

» de tous les pays. Il nous faut à tout prix le mono- » pôle de la presse » (1).

» Le programme a été bien rempli. Les Juifs ont accaparé presque tous les journaux.

» A l'aide de bulletins financiers ils préparenlleurs rafles.

» Dès qu'un journal atteint un tirage un peu coni?idérable, ils rachètent.

» Tous les grands journaux sontà la solde des Juifs : le Figaro qui détruit savamment la foi de la haute société, le Gaulois, VÉcho de Paris, le Petit Journal ^ le Temps, moitié juif, moitié protestant, la République Française, la libation, la Lanterne. D'autres, comme le Journal des Débats, le National, l'Evéne^ ment,li2 Gil-Dlas, sans avoir des directeurs juifs, ne cessent de raconter et de porter aux nues les faits et gestes des Juifs. L'Autriche, l'Angleterre, l'Italie, l'Allemagne sont envahies, comme la France, par la presse juive.

» Et ce n'est pas seulement pour drainer notre or, le fruit de notre travail, que tous ces Juifs paresseux ont accaparé la presse. C'est aussi pour détruire le catholicisme. On connaît la sale besogne que remplissent les feuilles comme la Lanterne et consorts de province : découvrir tous les scandales, les grossir, en inventer quand il n'y en a pas.

» Quoi de plus clair que ce passage du discours d'un de leurs rabbins :

» En marchant ainsi, pas à pas, dans cette voie » {accaparer la presse) et avec la persévérance qui » est notre grande vertu, nous pousserons les Chré- » tiens, et rendrons nulle leur influence. Nous dic- » terons au monde ce en quoi il doit avoir foi, ce

(l) La Conquête du Monde, par ie major Osman n Bey, p. 4,<.

») qu'il doit honorer et ce qu'il doit maudire. Peut- » êtrequelquesindividualités s'élèveront-elles contre » nous et nous lanceront-elles l'injure et l'anathème, » mais les masses dociles et ignorantes nous écoute- » ront et prendront notre parti.

» Une fois maîtres absolus de la presse, nous pour- » rons changer à notre gré les idées sur l'honneur, » sur la vertu, sur la droiture du caractère, et porter » la première atteinte et le premier coup à cette ins- » titution, sacro-sainte jusqu'à présent, la famille, » et en commencer la dissolution. Nous pourrons » extirper la croyance et la foi dans tout ce que nos » ennemis, les Chrétiens, ont jusqu'à ce moment » vénéré, et, nous faisant une arme de l'entraîne- » ment des passions, nous déclarerons une guerre » ouverte à tout ce qu'on respecte et vénère en- »> core ))(!).

Voilà les tristes citoyens qu'on a reconnus comme Français. Voilà ce qu'ils ont fait depuis cent ans. Nous avons eu la bêtiSe de leur donner l'hospitalité et maintenant ils nous chassent de chez nous, au point qu'on a pu dire avec raison, il y a quelques années : « Dans vingt ans, il ne sera plus possible à » un chrétien de vivre en France. »

(1) John Kea*ictin'. Compte rendu des événements poUlico-hislO' riques survenus dans les dix dernières années.

LES JUIFS

ET

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