‹ Jules BretonChapitre 28 sur 48 · PLANTATION D'UN CALVAIRE · texte numérisé non relu

PLANTATION D'UN CALVAIRE

mettent leurs notes traînantes et aiguës. Les jeunes filles qui soutiennent sur les épaules les statues de la Vierge et des saintes, les chantres, les enfants de chœur, les hommes qui suivent le saint-sacrement, les femmes formant le cortège, on agenouillées, se détachent dans cette clarté, à la fjiçon des personnages d'un has-relief, dont elles ont \\! /y \/..,. les lignes fermes, accentuées et saillantes/ <r^A ^ Les vêtements civils et religieux tombent K),^ J'y ^^^^^^^^^'-^^Xx des épaules solides en plis sculpturaux, *^ comme les péplums, les chlamydes et les chitons des figures classiques, aux frontons des temples grecs, sans que ces arran-

gements aient rien enlevé des conditions d'exactitude ethnographique et de simplicité rustique, exigées par le sujet.

La « Plantation d'un calvaire » n'a pas été conçue et exécutée diiïéremment. T^a \^ composition, l'ordonnance et le groupement |y |

des pei'sonnages dérivent des mêmes préoc-i cupations, du même principe d'esthétique. Lt, si le tableau n'offre pas les (qualités décoratives du précédent, cette (Mfférence „ tient, sans aucun doute, a ce (|ue f artiste / y n'y a point conservé la forme de bas-relief déroulant une longue théorie lumineuse; mais, en vue d'obtenir plus d'effets, à ce qu'il

a cru devoir l'éunii- une cpiantité de figures, dans un espace relativement restreint, aux premiers plans. On s'intéresse (hivantage à l'analyse des types qu'à leur appoint de lignes et de couleurs dans un ensemble destiné à frapper surtout, par l'harmonie générale, les yeux et l'imagination.

Dans « Les Communiantes », et dans les « Jeunes filles se rendant à la procession », c'est la symphonie des blancs sur un paysage de

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