‹ Jules César en Gaule (volume 2)Chapitre 22 sur 69 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

POLmQCB DE CS8AB CBEZ LES ÉDUENS. LÂBIENDS ENVOYÉ CONTRE LES BÉ1I0R8 ET LES P4HI8IEN8. CÊSÂR SE PORTE CHEZ LES 4BVER1IES. ASSAUT DE OCBGOVIA. CÉSAB BBPODSSB AVEC PERTES : FUITE DE SON ARUÊE AU-DELA DU COURS SUPÉRIEUR DE LA LOIRE. BATAILLE PRÈS DE LUTÈCE : VICTOIRE ET RETRAITE DE LABIENDS. BALUEMENT DE TOOTE L*ABMÊB BOMAIlfE.

Itaque UH Cœtar erumpentUnu demper iioilibus pre$»us, multa exercitwistti jHurte peraUa<, vietuê aufugit.

SueTORE *.

S L — Politique de César chez les Ëduens, conférence de Decetia. Labienus détaché en expédition contre les Sénons et les Parisiens. César se porte chez les Arvernes.

Nous reprenons le récit de César après le siège d^Avaricum (Bourges), ville principale des Bituriges.

' Cette épigraphe est tirée d'un Abrégé de la guerre de Gatde^ imprimé par Aide Manuce le jeune, en tête de son édition des Commentaires de César, sous le titre de : Butropii epUome belli gallicif ex Suetonii TranquilU monumentis gux desiderantur. Il se retrouve, en termes identiques, dans leBrevïarium d'Eutrope, livre sixième, et dans l'ouvrage de Paul Orose intitulé : PauU Orosii presbyteri Mspani historiarum libri sepiem, où il constitue les chapitres Yii... XII du sixième livre. De sorte que, Eutrope et Paul Orose ayant écrit à peu près en même temps au quatrième siècle, il serait assez difficile de décider quel est l'auteur original de cet abrégé de la guerre de Gaule, si cet auteur lui»mème n'y avait pas déclaré, dès les premières lignes, que l'abrégé en question est composé d'extraits tirés d'une ceuvre plus expUcUe de Suétone sur ce sujet» Voici ses propres expressions : Hanc historiam Suetonius Tranquillus plenissime explicuit^ cujus nos compétentes portiunculas decerpslmus. Ce qui résout la difficulté. Ainsi notre épigraphe ci-dessus provient de Suétone, qui florissait sur la fin du premier siècle et au commencement du deuxième.

DEUXIÈME ÉPOQUE, Chap. II, § i. m

César est encore actuellement dans cette place, qu'il vient d'enlever par surprise. L'heureux vainqueur y est au milieu des cadavres de quarante mille défenseurs ou habitants, percés du glaive romain, tous pèle-mèle, jusqu'au dernier enfant à la mamelle. L'ardeur des légionnaires au carnage est enfin assouvie, et maintenant c'est de butin qu'ils ont soif. Dans leur fureur, ils n'ont pas songé que, s'ils eussent réservé cette multitude de malheureux Gaulois pour l'esclavage, ils eussent pu les vendre à gros prix d'or. Il ne leur reste donc plus qu'à tourner et à retourner tous ces cadavres noyés dans le sang, pour y chercher quelque objet précieux, quelque bijou à emporter. Puis ils fouillent toutes les maisons, où, du moins, ils trouvent des vivres en abondance, et ils s'en rassasient à loisir, jusqu'à ce que les exhalaisons pestilentielles les forcent à s'éloigner.

ff Quant à Vercingetorix, il est dans le voisinage d'Avaricum, où il vient de recueillir au sein de son armée les quelques hommes échappés au massacre. Il ne laisse faiblir dans le cœur de ses rudes Gaulois ni le courage ni l'espoir. Ce qu'il les engage surtout à considérer dans cet affreux désastre, c'est un enseignement et pour eux et pour lui-même : pour eux, qui n'ont pas voulu déférer à son avis d'incendier la ville d'Avaricum, plutôt que d'avoir à la défendre contre fart irrésistible des Romains dans F attaque des placeSy art dont eux. Gaulois, nont aucune connaissance; pour lui-même, qui a montré trop de condescendance à leurs prières, trop de compassion pour les

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