‹ Jules César en Gaule (volume 2)Chapitre 37 sur 69 · DEUXIEME NOTE · texte numérisé non relu

DEUXIEME NOTE

a On Ht (Guerre des Gaules, YII, lxviii) : Aliero die ad Ak- <( siam castra fecit. Nous avons déjà cherché à établir que les « mots altero die doivent se traduire par le surlendemain et non « pas le lendemain (voir ci-dessus, page 2iA, note 4). César a c( donc marché deux jours pour se rendre du champ de bataille a à Alesia.

a L'étude du pays confirme pleinement l'interprétation qae a nous donnons de l'expression aliero die. En efiet, au nord el a à l'est d'Alise-Sainte-Reine (Alesia), à moins de deux journées a de marche^ le pays est tellement coupé et accidenté qu'aucune « bataille de cavalerie n'y est possible, il conserve ce caractère « jusqu'à 55 ou 60 kilomètres d'Alise, à Test de la route de a Praathoy à Dijon, où il devient plus facile et plus ouvert. Le « champ de bataille de la Vingeanne, que nous regardons comme « le véritable, est à 65 kilomètres d'Alise : en supposant que^ le a jour de la victoire^ l'armée romaine ait poursuivi les Gaulois « sur un espace de i^ kilomètres ^ elle aurait eu à parcourir, < les deux jours suivants, avant d-^arriver à Alesia, une distance a de 50 kilomètres, c'est-à-dire 25 kilomètres par jour, s

Les premières lignes de cette note sont pour nous une énigme ; car comment arriver ie surlendemain du départ

suppose nécessairement unepremiire venue, dont le jour ne peut être compté dans la série des jours de retour, bien qu*il puisse servir de date à cette série de retours du dauphin que le narrateur énumère jour par jour. Ainsi le premier terme de celte éuumération est nécessairement un lendemain d'oa our où le dauphin était déjà venu pour ta première fbis, c*esUn-dire un joar suivant comme on le voit ici, — postero die, — Mais le terme qu'on lit eosaite dans rénumération, — altero die, — n'en correspond pas moins, oonune dans toute autre énumération d*actes quotidiens, au deuxième jour deU série des retours quotidiens du dauphin auprès de l'enfant.

DEUXIÈBIE ÉPOQUE, Chap. V, § v. 417

en ne marchant que deux jours? Il nous semble que César aurait marché trois jours, à savoir, ie jour où il se serait mis en marche, le lendemain en continuant de marcher, et le surlendemain pour arriver devant Alesia.

EInsuite on revient à la pétition de principe signalée plus haut; on persiste à vouloir déterminer le sens d'à/* tero die^ ou ce que César a dit de la situation d' Alesia, par la situation même du mont Auxois, arbitrairement adoptée d'avance comme étant Alesia, au lieu de déterminer la situation de cet oppidum d'après ce qu'en a dit César, en prenant ses expressions au sens ordinaire admis par tous les auteurs latins. Et de plus, on déclare n'apercevoir dans la région d'Alise-Sainte-Reine (Alesia)^ a à moins de deux journées de marche, aucun terrain où une bataille de cavalerie eût été possible. » Comment donc, si Alise-Sainte-Reine était réellement Alesia, seraient possibles les deux batailles de cavalerie qui vont se livrer d!?vant Alesia, au dire de César (Vil, lxx et lxxx) ?

Enfin, voici dans les dernières lignes de cette deuxième note la solution de l'énigme précédente, a En supposant j est-il dit, que, le jour de sa victoire, t armée romaine ait poursuivi les Gaulois sur un espace de ^b kilomètres, elle aurait eu à parcourir, les deux jours suivants^ avant d'ar* river à Alesia, une distance de 50 kilomètres, c'est-à-dire 25 kilomètres par jour. »

En vérité, voilà une supposition qui serait bien commode pour éluder Tobjection de distance dont il s'agit. Mais il est impossible d'admettre cette supposition sans

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