‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 105 sur 113 · Toute cette scène, où figure Gasca, est en prose dans · texte numérisé non relu

Toute cette scène, où figure Gasca, est en prose dans

le texte anglais.

13. Coronte. Ce fut, dit Plutarque, un petit cercle d'or, entouré d'un délié, rameau de laurier que Marc-Antoine oiTrit à César.

14. Their icorships, \eurs seigneuries. Le peuple-roi. Depuis les temps de Marins et de Sylia» telle était l'influence de la populace dans toutes les affaires qui intéressaient la République, que le grand César lui-^èmc en était réduit i briguer sa faveur.

1o* Voltaire a traduit :

Son joog est trop aA^ax» songeons à le dilruire, Ou longeons à quitter le Jour qne Je respire.

NOTES DE JULES CÉSAR. 3I9

10. Dans ce drame, le rôle de Cici^ron ne brille que par sa complète nullité. Car il ne reparaît plus sur la scène où Yont se passer tant et de si grands événements. Ce n*est sans

doute pas sans intention que Shakspearea réduit celte pompeuse pai'ole à de si petites choses, et cette gr;^nde figure de iliiâtoire à de si mesquines proportions. (Voir l'ayantpropos.)

f 7. « Comme donques Casstus alloit sollieltant ses amis, à

« rencontre de César, tous unanimement lui promettoient « d'entrer en cette conjuration, moyennant que Brutus en « fût le chef, disant qu'une telle entreprise avoit besoin non a tant de hardiesse et de gens qui missent la main à Tépée, « que d'un personnage de telle réputation, comme étoit « Drulus, pour commencer à faire asseurement penser, par « sa seule présencoi que Tacteseroit saint et juste. Autrement « que, et à le faire, ils anroient moins de cœur, et après « ravoir fait, ils en seroient plus soupçonnés, puisque chacun (( estimeroit que jamais ce personnage n'uuroit refusé à ùlre « participant à une telle action, si la cause en eût été bonne. » (Plutarqub, Vie de M, BrutuB, traduction d*AmyotO

18. Ce passage, si difficile à rendre intelligible, est ainsi

rendu par Voltaire :

On sait assez quelle est rambillon, I/éclielle des grandeurs à ses yeux se présenté; KUe y nionto en cachant son front aui speetataira.

VA par les traducteurs en prose qui ont critiqué la traduction de Voltaire: « Mais c'est une vérité d'expérience que pour la jeune ambition, la modestie est une échelle vers laquelle

touille son visage celui qui s'élève pas à pas; mais une fois parvenu à Téchelon le plus haut, il tourne le dos à l'échelle,

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porte son regard dans les nues, dédaignant les humbles degrés par lesquels il est monté. »

49. Il n'y a point de nom moderne poor exprimer la coiffure des Romains. On ignore ce qu'étaient leurs galerus et

leurs petasus; et sur tous les niuuumenls ils sont représentés la téte nue ou couverte de leur toge*

(Letoubnbdb.)

20. Rien de plus beau que le fond de ce discours, dit Voltaire. Dans sa tragédie sur le même sujet, Rrutus tient aux conjurés un tout autre langa<je :

luret donc avec moi, jurei sur eelte épée.

Parle Mng de Caton, par ednl de Pompée* Par les mânes sacrés de tous ces vrais Romains Ottt dans les champs d'ÂIlrique ont fini leurs destins. Jurez par tous les dieux, vengeurs de la patrie. Que César sous vos coups va terminer sa vie.

Ainsi, autant le Brulus de Shakspeare dédaigne les serments, autant celui de Voilaire les exige. Lequel est le plus noble 7

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