Monsieur et ami, nous éerit M. Ponsard, j'ai
« reçu le volume que vous m'avez fait remettre. Je vais « dévorer cette traduction d'un poëte par un poète. L'at- « trait de cette lecture est d'autant plus vil pour moi, que a je connais les immenses difficultés d'une traduction^, « et que je pourrai apprécier le talent et le travail, l'ins- (( piration et la patience, la force poétique et la ûJélit « fin toutes ces rares qualités au prix desquelles on achète « la gloire d'achever une Œfuvre pareille, et de transporter (( (i!an« Ro^re/an^ue le génie vigoureuse de Shakspeare. »
De ces immenses difficultés, si bien appréciées par un juge si compétent, notre traduction a-t-elle triomphé
A cet égard, quels autres juges faudrait-il donc prendre, si Ton n'écoutait pas aussi les témoignages suivants :
— •aVotretradudtiou est un véritable tour de force d'exao-
i. M. Ponsard a débuté dans la carrière qu'il suit si glorieusement, par une traduction en vers français du Manjrtd de lord Byron.