Cher monsieur
« Cette lettre arrivera-l-eUe jusqu'à toos? je ne sais...
il Je désire cependant beaucoup vous remercier sur le
« champ du grand plaisir que je dois à votre Jules César. « Votre introduction est excellente. On voit que vous avez «vécu dans la longue intimité du grand William. Vous « connaissez tous ses secrets. Je crois volontiers qu'il vous <( les a dits lui-même. Rien de mieux n'a été fait sur cet « inépuisable sujet. Votre traduction est certainement de « beaucoup la meilleure que nous ayims de Shakspeare.
« Yoilà un vrai et solide succès, qui doit vous encou- « rager à continuer. Réveillez nos pauvres Français avec tt les verges de Sbakspeare. C'est une parole qui semble « faite pour réveiller les morts.
(( Je vous remercie, cher monsieur, du bienveillant sou- « venir que vous me donnez à la iin de votre introduction. « Je Faccepte comme un salut d'amitié au milieu d'un dé- « sert. J'ai reconnu Ift votre noble cœur.
« Croyez que personne plus que moi ne sympathise avec 0 ce que vous venez de faire. Je ne sais si je vous rêver- « rai... mais, dans tous les cas, je suis sûr que je me ren- « contrerai avec vous dans la patrie du droit et du juste.
(( Je vous serre les mains de tout cœur, et je resterai « toujours votre dévoué,
<v Edgar QuiNET.»
« Bruxelles, 1856. «