TITINIUS ET MESSALA
Adieu, sei^eur et maître.
BaUTUS.
Adieu, tous.
(CaMiiit, TUiniat Heinla m mirait. BoiIk Lnen» la fobe da Brulnt.)
BRUTUS
Donne id. Ta lyre, oîi peut^lle être?
LUCIUS
Dans la tente, seigneur...
BBUTUS.
Tu m*as Tair endormi.
Je ne te gronde pas pour cela, mon ami ;
ACTB IV, 6CÈNB Ilf.
Nous avons tant veillé : la fatigue t'accable. Appelle Clauditts ou quelqu'un de semblable.
Pour que sur des coussins ils dorment près de nous.
LUCIUS
£hl Yarron, Claudius!
(lalMiit Tairoa et CUudiiu.) VAEBON.
Seigneur, m appelez- vous?
BBVTOS.
Amis, vous couchei*ez cette nuit dans ma tente. Pour pointer, s'il le &ut, quelque dépêche urgente Au camp de Cassius.
VARROir.
Nous serait-il permis De Fattendre debout?
BRtTUS.
Couchez- VOUS, mes amis :
Je peux changer d'idée. — * Ah 1 Lueius, regarde Mon livre tant cherché : je l'avais par mégarde Laissé dans cette robe.
LUCIUS
Oh f j'étais assuré
Que ce aétait pas moi qui l'avais égare.
BRums.
Excuse, mon garçon, c'est moi qui suis coupable : Ma mémoire est parfois si ûdble t — Es-tu capable
m ICIES CÉSiR.
De tenir ta p«ypière enti-'ouverte un moioaiit» . Pour mi joiiK cpiAl(}a0 ab av«e ton iasinimaiii'!
.Oui, seigneur, si cela peut vouà tire agréable.
BRUTUS
J'en serai satisfait, mon garçon : je t'accable. Mais ta m'es dévoué, si Isea.
tvcscs.
C'est mon devoir.
JMUITC6-.
Le mien est de ne pas excéder tan pouvoir :
Il faut qu'un jeune sang de sommeil ait sa doseu
LUGICS^.
J'ai dormi.
• BRirrus.
Pas assez. — Afin que tu repose, Je te retiendrai peu ; j ' adoudrai ton sort,
^Musique accorapaginh' de chaut.)
Mon garçon, si je vis... — Ah 1 ce ciiant vous endort. 0 sommeil homicide, à peine ce jeune homme Te jouait-il un air, ton bras de fer l'assomme. Dors, honnête garçon — sans crainte du réveil. Tu peux jusqu'^au matin prolonger ton sommeil. Mais j'ai peur que ta matn kisse échiq[>per ta Ijre ; Il vaut mieux te TÔter. «-»Sf f essayais de lire? — A queUe page étaiô-je.? A célte-ci„ je crois.
(Entre Tombre de César.)
AGIS IV, sofonc nu
Que ce flambeau luit mal 1 Ohl qu'est-ce que je vois?... Ma Tue a moitié close enfante un spectre horrible.
Il s'avance, il s'avance. — Être incompréhensible. Qui Mi glacer mon sang et dresser mes cheveux, Ange, démon ou dieu, qtt*est-ce que tu me veux? Si tu peux me parler, réponds-moi, je te prie : Qtt'es-tu?
le ifiiiis, Brnias, t(m iisoMMile géB^ Que veux-tu?
L'OMJBfi£ fi£ CKSAR.
Tmwmoùt que je i'apparaitrai APhilippes...
BHUTUS.
C'est bien, oui, je te reverrai, l'ombre de gésâr.
 Philippes,- j'ai dit...
BRUTUS
J'entends bien : à Pliilippes... — £h I quoi, fotal génie, en l'air tu te dissipes. Quand je sens dans mon cœur tout mon sang revenir ? J'aurais voulu pourtant enoor t'entretenir... Eh! LuduSy.Yarron, amis, que Von s'é^geiUel
LUCIUS, àONMie endormi.
Ces cordes, monseigneur, sont fausses...
BRUTUS
Son areille
Écoute encor la Ivre. Allons, éveille-toi...
LUCIUS
Seigneur.
BRUTUS
Qui ta fait donc pousser ce cri d'effroi?
Quelque songe a frappé tes esprits, je suppose?...
LUGIUB.
Je n'en ai nulle idée.
BRUTUS
A&*tu vu quelque chose?
LUCIUS
Je n'ai rien yu^ seigneur.
Bendors-toi Lucius.
Allons, réveillez-vous, Yarron et Glaudius.
VARRON ET GLAUDIUS.
Oui^ seigneur.
BRUTUS
Ave2-vous exhalé quelque plainte ?
VARRON ET GLAUDIUS.
Nous, seigneur-?
BRUTUS
En dormant, sentiez-vous quelque crainte?