‹ Jules César tragedie ShakspeareChapitre 87 sur 113 · TITINIUS ET MESSALA · texte numérisé non relu

TITINIUS ET MESSALA

Adieu, sei^eur et maître.

BaUTUS.

Adieu, tous.

(CaMiiit, TUiniat Heinla m mirait. BoiIk Lnen» la fobe da Brulnt.)

BRUTUS

Donne id. Ta lyre, oîi peut^lle être?

LUCIUS

Dans la tente, seigneur...

BBUTUS.

Tu m*as Tair endormi.

Je ne te gronde pas pour cela, mon ami ;

ACTB IV, 6CÈNB Ilf.

Nous avons tant veillé : la fatigue t'accable. Appelle Clauditts ou quelqu'un de semblable.

Pour que sur des coussins ils dorment près de nous.

LUCIUS

£hl Yarron, Claudius!

(lalMiit Tairoa et CUudiiu.) VAEBON.

Seigneur, m appelez- vous?

BBVTOS.

Amis, vous couchei*ez cette nuit dans ma tente. Pour pointer, s'il le &ut, quelque dépêche urgente Au camp de Cassius.

VARROir.

Nous serait-il permis De Fattendre debout?

BRtTUS.

Couchez- VOUS, mes amis :

Je peux changer d'idée. — * Ah 1 Lueius, regarde Mon livre tant cherché : je l'avais par mégarde Laissé dans cette robe.

LUCIUS

Oh f j'étais assuré

Que ce aétait pas moi qui l'avais égare.

BRums.

Excuse, mon garçon, c'est moi qui suis coupable : Ma mémoire est parfois si ûdble t — Es-tu capable

m ICIES CÉSiR.

De tenir ta p«ypière enti-'ouverte un moioaiit» . Pour mi joiiK cpiAl(}a0 ab av«e ton iasinimaiii'!

.Oui, seigneur, si cela peut vouà tire agréable.

BRUTUS

J'en serai satisfait, mon garçon : je t'accable. Mais ta m'es dévoué, si Isea.

tvcscs.

C'est mon devoir.

JMUITC6-.

Le mien est de ne pas excéder tan pouvoir :

Il faut qu'un jeune sang de sommeil ait sa doseu

LUGICS^.

J'ai dormi.

• BRirrus.

Pas assez. — Afin que tu repose, Je te retiendrai peu ; j ' adoudrai ton sort,

^Musique accorapaginh' de chaut.)

Mon garçon, si je vis... — Ah 1 ce ciiant vous endort. 0 sommeil homicide, à peine ce jeune homme Te jouait-il un air, ton bras de fer l'assomme. Dors, honnête garçon — sans crainte du réveil. Tu peux jusqu'^au matin prolonger ton sommeil. Mais j'ai peur que ta matn kisse échiq[>per ta Ijre ; Il vaut mieux te TÔter. «-»Sf f essayais de lire? — A queUe page étaiô-je.? A célte-ci„ je crois.

(Entre Tombre de César.)

AGIS IV, sofonc nu

Que ce flambeau luit mal 1 Ohl qu'est-ce que je vois?... Ma Tue a moitié close enfante un spectre horrible.

Il s'avance, il s'avance. — Être incompréhensible. Qui Mi glacer mon sang et dresser mes cheveux, Ange, démon ou dieu, qtt*est-ce que tu me veux? Si tu peux me parler, réponds-moi, je te prie : Qtt'es-tu?

le ifiiiis, Brnias, t(m iisoMMile géB^ Que veux-tu?

L'OMJBfi£ fi£ CKSAR.

Tmwmoùt que je i'apparaitrai APhilippes...

BHUTUS.

C'est bien, oui, je te reverrai, l'ombre de gésâr.

 Philippes,- j'ai dit...

BRUTUS

J'entends bien : à Pliilippes... — £h I quoi, fotal génie, en l'air tu te dissipes. Quand je sens dans mon cœur tout mon sang revenir ? J'aurais voulu pourtant enoor t'entretenir... Eh! LuduSy.Yarron, amis, que Von s'é^geiUel

LUCIUS, àONMie endormi.

Ces cordes, monseigneur, sont fausses...

BRUTUS

Son areille

Écoute encor la Ivre. Allons, éveille-toi...

LUCIUS

Seigneur.

BRUTUS

Qui ta fait donc pousser ce cri d'effroi?

Quelque songe a frappé tes esprits, je suppose?...

LUGIUB.

Je n'en ai nulle idée.

BRUTUS

A&*tu vu quelque chose?

LUCIUS

Je n'ai rien yu^ seigneur.

Bendors-toi Lucius.

Allons, réveillez-vous, Yarron et Glaudius.

VARRON ET GLAUDIUS.

Oui^ seigneur.

BRUTUS

Ave2-vous exhalé quelque plainte ?

VARRON ET GLAUDIUS.

Nous, seigneur-?

BRUTUS

En dormant, sentiez-vous quelque crainte?

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