‹ JulesChapitre 13 sur 31 · le Départ · texte numérisé non relu

le Départ

qui sait si les souvenirs que vous garderez d'elle n'empoisonneront pas toute votre vie ; si votre amour insensé ne vous aura pas conduit à des fautes qu'il vous sera impossible de réparer ?

« Je ne vous parlerai pas de moi ici ; vous croiriez peut-être que c'est mon intérêt qui me guide! Oh ! mon ami, c'est votre bonheur seul qui m'occupe. Quant à moi , mon sort sera bientôt fixé, si vous oubliez vos promesses si douces pour moi, si vous cessez de m'aimer, si jamais vous appartenez à une aure , vous êtes bien [sûr que je ne pourrai pas le supporter ! Je suis trop faible pour pouvoir long-temps souffrir.

« Je n'ose blâmer mon père de vous avoir envoyé à Paris ; mais je me dis pourtant intérieurement : n'eût-il pas étéplus sage à lui, plus simple , de ne pas exiger de Jules un diplôme de docteur en médecine , de le garder à Or-

lie Départ. I 10

l.Mns près »lo nous, et de le prendre dans son élude comme clerc, jusqu'à ce qu'il eût jugé à propos de lui céder son notariat, et de nous

marier. Adieu, Jules, adieu! Pourvu

que ce ne soit pas pour toujours ! »

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