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SOLS LA PRÉSIDENCE DU MARECHAL

Le 24 novembre, le Journal officiel annonça que Mac- Mahon acceptait la démission du cabinet du IG mai ; mais au lieu d'en choisir un dans la majorité, il constituait un minisre dit d'affaires, présidé par le général de Rochebouët, et auquel le public décerna aussitôt le sobriquet de « ministère des dernières prières » .

Afin de mettre le président au pied du mur, la commission

(lu budget de la Chambre annonça, le A décembre 1877,

libelle ne présenterait jusqu'à nouvel ordre aucun rapport

.ur le budget des contributions directes. C'était prendre par

la famine le « ministère d'affaires » . Jules Ferry avait été

t hargé par cette commission de faire connaître à la Chambre

( décision. Le fond de son discours tenait dans cette phrase :

u II s'agit de savoir, à cette heure... si les mandataires du

ays se désarmeront en face d'une politique qui ne désarme

as... Nous ne donnerons le vote des quatre contributions

iirectesqu'à un ministère vraiment parlementaire »> .

On sait à la suite de quelles hésitations, de quelles luttes utérieures, de quels scrupules de conscience le maréchal se ecida, le 14 décembre, à former un ministère u vraiment arlemenlaire » sous la présidence de Dufaure (l). Dans le Message présidentiel que signa le Maréchal, celui-ci reconnaissait l'irresponsabilité du chef de l'État, la responsabilité «lidaire et individuelle des ministres, la souveraineté du suffrage universel, qualifié de "juge sans appel '> . C'était le désaveu formel de tout ce qui avait été fait, tenté ou rêvé iepuis le 16 mai.

Sous le ministère Dufaure, Jules Ferry monta plusieurs !->is à la tribune : le 8 février 1878, à propos de la décision prise par la Chambre de ne pas siéger le jour des funérailles de Pie IX, non qu'il prétendit revenir sur un vote auquel

1, Dufaure à la justice, Waddington aux affaires étranp.ères, de Mar* fvrt à l'intérieur, Lf'on Say aux Hnnnccs, le Rénéral HorcI à la guerre, l'amiral Pothuau à la marine, liarduux à l'initruction publique ci aux coites, de Freycinet aux travaux publics, Tcisserenc de Sort au commerce, etc.

il s'était associé, mais pour faire ses réserves sur toute interprétation, donnée à cet acte, qui tendrait « à transformer en une manifestation politique ou relig^ieuse un acte de haute convenance parlementaire « ; — le 16 février, pour hâter la fusion des postes et des télégraphes; — le 25 mars, pour demander la suppression des sous-préfectures de Sceaux et de Saint-Denis; — enfin le 20 janvier 1879, pour proposer, à la suite de l'interpellation Picard sur la politique intérieure du gouvernement (1), un ordre du jour ainsi conçu :

« La Chambre des députés, confiante dans les déclarations du gouvernement et convaincue que le cabinet, désormais en possession de sa pleine liberté d'action, n'hésitera pas, après le grand acte national du 5 janvier (2), à donner à la majorité républicaine la satisfaction qu'elle réclame depuis longtemps, au nom du pays, notamment en ce qui concerne le personnel administratif et judiciaire. . . »

Cet ordre du jour, accepté par le ministère, fut adopté par 208 voix contre 116.

(1) Les gauches réclamaient du gouvernement une large épuration du personnel administratif et judiciaire.

(2) Les élections sénatoriales du 5 janvier 1879, qui avaient fait entrer 66 républicains au Luxembourg et assuré aux gauches une majorité de 40 ou 50 voix, rendaient impossible une nouvelle dissolution de la Chambre,

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