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TABLEAUX EXPOSES EN 1850 ET

donc besoin d'artifice, d'arrangement. N'est-ce pas là le défaut d'un tempérament discipliné? Mais ce défaut ne provient-il pas encore d'une éducation trop classique, trop respectueuse des traditions imposées par les maîtres d'autrefois?

Ces indications générales étant données, examinons le détail, portons notre attention su':* les toiles que Jules Laurens considérait comme ses meilleures puisqu'il les envoyait aux Salons, et voyons l'impression produite sur les juges les plus compétents.

De? premières qu'il peignit après son retour de Perse, on ne connaît guère que le sujet : elles sont toutes consacrées aux aspects ou aux personnages des pays que notre jeune artiste venait de parcourir et il est probable qu'elles ne faisaient que reproduire des dessins ou aquarelles conservés dans le portefeuille du voyage.

La liste des cinq tableaux qu'il fit admettre au Salon de 1850 a déjà été donnée; il est bon cependant de la reproduire encore, ne serait-ce qu'à titre de catalogue :

Tour de Réhagès (Campagne de Téhéran) ; Bords du Danube (Bulgarie) ;

Guerrier afghan et le Beyler-Bey gouverneur de Tauris (Perse) ; Tazieh, représentation théâtrale, et mosquée dite Oulous-Djamy à Vann (Arménie) :

Forteresse dite Arlé d^Ali-Schah et campagne de Téhéran (Perse).

Où sont passées toutes ces toiles? Je n'ai pu recueillir aucune indication à ce propos.

Celle qu'il adressa à l'Exposition universelle de 1855, Sur la route de Téhéran à Ispahan, eut le bonheur d'attirer l'attention d'Edmond

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