‹ Jules LaurensChapitre 214 sur 230 · ARTICLE SUR GRÉVIN · texte numérisé non relu

ARTICLE SUR GRÉVIN

mère, de sa bonne et on peut dire de lui-même, sans séance devant une glace. »

« Ses illustrations débordaient, amplifiaient les textes, y ajoutant nombre de leurs propres inventions. C'était fort curieux, de plus, de l'entendre les commenter et en relever qui échappaient dans la multiplicité. Il s'en étonnait parfois lui-même, les ayant exprimées en courant, sans jamais plus y penser ni les revoir, lorsqu'il les rencontrait plus tard. Il nous a repris plus d'une fois des épreuves qui le séduisaient, telles que nous les avions montées sur marges, après un bain de thé. « Cet aspect de vieilles pièces de cabinet d'estampes, disait-il ironi- « quement, voilà surtout ce qui me manque pour mériter la bienveillance « de M. Charles Blanc. »

Ainsi donc, dans ces notes, publiées ou inédites. Doré revit tout entier avec sa méthode de travail, ses qualités et ses défauts, ses dogmes esthétiques, ses ambitions, ses rêves, ses gamineries, ses affections, son tempérament extraordinaire.

Tout autre est le long article consacré à Grévin dans U Hérault du 18 août 1882. Jules Laurens était soulevé d'indignation et il montra qu'il savait manier vigoureusement le fouet. «Comment! s'écriait-il après avoir transcrit l'épigraphe In minimis maxima cloaqiia, même au moment où nos législateurs de la Chambre, tout les premiers, paraissent en velléité d'anti-pornographisme, comment! personne n'a rien dit, ne dira rien?... Quoi, pas un mot? pas un seul? pas le moindre coup de plume indignée en réponse, une fois, à cet incessant coup de crayon et à ce charabia boulevardier révoltants ! »

« L'œuvre de Grévin, continuait-il, est un égout, le plus écœurant, le plus morbide, le pire de tous... Là défile, parade, cascade et cabriole, on le sait, le personnel des petits crevés, des cocottes, gommeux, filles en carte, abrutis, grues, idiots, farceuses et saligots de toutes espèces et de tous degrés... D'après l'auteur et ses consorts, il semble surtout qu'il n'y a dans l'humanité ni mères, ni épouses, ni filles honnêtes, pas de femmes en un mot. Ils n'y ont vu et ne nous montrent invariablement

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