‹ Jules LaurensChapitre 25 sur 230 · CONTINUATION DES ETUDES MUSICALES · texte numérisé non relu

CONTINUATION DES ETUDES MUSICALES

que ». Et Jules Laurens d'ajouter, après avoir rappelé une séance aussi mémorable : « Grands artistes, braves gens, bons amis, bien chers et honorés souvenirs que tout cela! qui auront été le stimulant et restent le viatique de mon existence! »

On n'en finirait pas si l'on voulait rapporter tous les épisodes que l'on connaît de cette existence, enviable sous bien des rapports, malgré la nécessité où était notre jeune homme de gagner sa vie; mais nous savons que cela ne l'embarrassait guère, tellement on appréciait déjà la maturité de son talent et l'habileté de son crayon lithographique. Il faudrait de longues pages encore, si l'on se décidait à rappeler les amitiés nobles et fécondes qu'il sut se procurer, après celles de Belliard, Dauzats, Alexandre Cabanel, Férogio, Eugène Cicéri et Isabey. Il faut cependant mentionner dès maintenant celles de Georges Brillouin et d'Alfred de Curzon, étudiant l'un dans l'atelier de Drolhng, l'autre dans celui de Cabat, auprès desquels il s'était recommandé, dès son arrivée à Paris, de son compatriote Adrien Rousseau. Avec ces deux artistes qui exposaient déjà au Salon des compositions romantiques exécutées au fusain, mais surtout avec Alfred de Curzon, jeune homme d'un caractère sérieux et réfléchi, il inaugura des relations qui furent cimentées par une affection très vive.

Nous savons déjà qu'il ne restait étranger à aucune forme de l'art. La musique continuait à le passionner; les cours de l'École des Beaux-arts, les séances à l'atelier de Paul Delaroche, les visites des Musées et des BibHothèques , les promenades hebdomadaires aux devantures des magasins, les journées dans les ateliers de Pradier, Étex, Brian, Jules Dupré, Isabey, Papety, Paul Delaroche, les courses aux environs de Paris, les travaux qui constituaient son gagne-pain, tout cela ne l'empêchait pas de fréquenter théâtres et concerts et de participer à la vie particulièrement enfiévrée des musiciens.

11 avait la chance de connaître assez familièrement le Cavaillonnais Castil-Blaze, un des meilleurs amis de son frère Bonaventure, critique aux Débats, compositeur, auteur dramatique, grand humoriste, grand hâbleur et grand créateur de renommée. Il se rendait chez lui assez

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