‹ Jules LaurensChapitre 77 sur 230 · JJ\S · texte numérisé non relu

JJ\S

Il avait rencontré Alfred Bruyas pour la première fois à Florence en 1846 ; il l'avait retrouvé à Montpellier après être revenu d'Orient, sans pouvoir cependant entrer dans son intimité; mais des rapports épistolaires s'étaient engagés et il avait fmi par contracter avec ce jeune homme inquiet et tourmenté une solide amitié. Le fait saillant de leurs relations est le concours désintéressé que Jules Laurens apporta à Bruyas pour la formation de la collection célèbre, qui fait aujourd'hui la gloire du Musée de Montpellier. Il se fit en effet son intermédiaire bénévole auprès des artistes et des marchands, pour l'acquisition des œuvres maîtresses de l'école contemporaine. On vient de voir qu'il l'incitait à acheter Gustave Doré, il intervint aussi auprès de Daubigny, des Flandrin, de Jules Didier, d'Isabey, de Corot et de combien d'autres! «Dans tous les cas, écrivait-il à Bruyas, je ne veux, je ne puis et ne dois être votre agent ici [à Paris], que pour des acquisitions d'une modicité de prix et d'un avantage artistique tels que j'en aie à hausser les épaules à quelques reproches qui me puissent venir de qui que ce soit, même de la part de votre famille. »

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