‹ Jules MicheletChapitre 17 sur 20 · JOURNAL DE MADAME MICHELET · texte numérisé non relu

JOURNAL DE MADAME MICHELET

\tardi 27 août. — De mon enfant rien n'es! plus! La innil a visité ma demeure et m'a pris l'âme de mon fils. Depuis ce jour mon cœur s'est ouvert àl'amertune parce que mou espérance et ma foi ont été confondues. Que cependant je ne murmure pas contre vous, Seigneur, car vous savez, mieux que moi, le bien de toute chose et vous l'avez voulu ainsi! Je courbe la tête sous l'épreuve terrible qui me frappe et je me résigne dans les larmes. Dors en paix loin de ta mère, cher ange béni, pauvre petite fleur brisée des sa naissance! Tu devais me ravir tes doux parfums et emporter vers un monde meilleur la plus sainte portion de mon âme. Quelecourage ne m'abandonne pas. puisqu'il faut que je vive pour aimer et aider ton père qui nous aime tant tous les deux !

Je prie M. Bontemps de vouloir couper les cheveux de l'enfant et de les remettre à son père, de placer dans sa bière le petit oreiller pour reposer sa tète ; de me conserver a part sa brassière et les deux bonnets qu'il avait en mourant.

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