ACTE TROISIÈME
DE CAMBRE
Oui... Est-ce que vous ne.vous ôtes jamais aperçue de son penchant pour Turgyî
JULIE
, Non.
DE CAMBRE
Alil ma chère! (jaiie raii un «mw incertain.) 5Iais souvenez-vous donc!
II te l^re bruiquemeot.
JULIE
Do quoi?
(Comment! mais Cécile cllo-mèmo, dont j'essayais tout à l'heure de connaître les sentiments, me disait qu'elle vous avRit confié ce secret, l'an passe, le jour mémo du départ de Turgy. Elle me le disait là, il y a quelques minutes... Elle ne mentait pas, je suppose?
JULIE, AT«c un rire nerveux.
•Mil mon Dieul... Alors, c'est moi qui mens, que voulezvousl... Au reste, je me souviens maintenant... Mais elle m'avait parlé de cela si légèrement !
* DECAMBRE.
^ Si légèrement?... Ce n’est pas ce qu’elle me disait... A l’en croire, votre entretien sur ce sujet avait été très-sérieux, très-
JULIE
approfondi. Elle ajoutait m^mo que vous l'anez dissuadée de s’attarlier à un sentiment qui n’avait, suivant vous, aucun espoir, aucun avenir...
JULIE
C'est possible, oui.
DE CAMBRE
Est-ce que vous souffrez davantage, ce matin? Vous êtes bien pâle.
JULIE
Je souffre beaucoup, oui.
DE CAMBRE
Le cœur?
JULIE) loi JeUnt un regard rapide.
Oui, toujours.
DE CAMBRE
Mais enfin pourquoi no vouliez-vous pas marier votre fille à Turgy?
JULIE
Je ne croyais pas qu’il pût lui convenir. ^
DE CAMBRE
Pourquoi donc cela?