‹ Julie drame en trois actes, en proseChapitre 52 sur 55 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

DE CAMBRE

Oui... Est-ce que vous ne.vous ôtes jamais aperçue de son penchant pour Turgyî

JULIE

, Non.

DE CAMBRE

Alil ma chère! (jaiie raii un «mw incertain.) 5Iais souvenez-vous donc!

II te l^re bruiquemeot.

JULIE

Do quoi?

(Comment! mais Cécile cllo-mèmo, dont j'essayais tout à l'heure de connaître les sentiments, me disait qu'elle vous avRit confié ce secret, l'an passe, le jour mémo du départ de Turgy. Elle me le disait là, il y a quelques minutes... Elle ne mentait pas, je suppose?

JULIE, AT«c un rire nerveux.

•Mil mon Dieul... Alors, c'est moi qui mens, que voulezvousl... Au reste, je me souviens maintenant... Mais elle m'avait parlé de cela si légèrement !

* DECAMBRE.

^ Si légèrement?... Ce n’est pas ce qu’elle me disait... A l’en croire, votre entretien sur ce sujet avait été très-sérieux, très-

JULIE

approfondi. Elle ajoutait m^mo que vous l'anez dissuadée de s’attarlier à un sentiment qui n’avait, suivant vous, aucun espoir, aucun avenir...

JULIE

C'est possible, oui.

DE CAMBRE

Est-ce que vous souffrez davantage, ce matin? Vous êtes bien pâle.

JULIE

Je souffre beaucoup, oui.

DE CAMBRE

Le cœur?

JULIE) loi JeUnt un regard rapide.

Oui, toujours.

DE CAMBRE

Mais enfin pourquoi no vouliez-vous pas marier votre fille à Turgy?

JULIE

Je ne croyais pas qu’il pût lui convenir. ^

DE CAMBRE

Pourquoi donc cela?

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