‹ JulieChapitre 150 sur 200 · XIII. DE JUT.IE À MAD1.ME p'oRBK · texte numérisé non relu

XIII. DE JUT.IE À MAD1.ME p'oRBK

J I, est donc vrai , chère et cruelle amie , que tu me rappelles à la vie et à mes douleurs? J'ai vu l'instant heureux ou j'allois rejoindre la plus tendre des mères ; tes soins inhumains m'ont enchaînée pour la pleurer plus loag-temps ; et quand le désir de la suivre m'ariache à la terre , le regret de te quitter m'y retient. Si je me console de vivre , c'est j^ar l'espoir de n'avoir pas échappé tout entière à la mort. Ils ne sont plus ces agréments de mon visage qut mon cœur a payés si cher; la maladi» dont je sors m'en a délivrée. Cette heureuse perte ralentira l'ardeur grossière d'un homme assez dépourvu de délicatesse pour m'oser épouser sans mon aveu. N« trouvant plus en moi ce qui lui plut , il se soucier.' peu du reste. Sans manquer de parole à mon perc sans offenser l'ami dont il tient la vie , je saurai rebuter cet importun : ma bouche gardera le silence

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