‹ JulieChapitre 152 sur 200 · XIV. RÉP0?rsE · texte numérisé non relu

XIV. RÉP0?rsE

Au ! fille trop malheureuse et trop sensible, n'es-tn donc née que pour souffrir? Je vondrois en vain l'épargner des douleurs; tu semblés les cberchei sans cesse, et ton ascendant est plus fort ique tous mes soins. A tant de vrais sujets de peines n'ajoul< pas au moins îles chimères; et puisque ma discré tion t'est plus nuisible qu'utile, sors d'une erren qui te tourmente : peut-rtre la triste vérité te sera t-elle encore moins cruelle. Apprends donc que toi rêve n'est point un rêve ; que ce n'est point l'ombr de ton ami que tu as vue, mais sa personne, et qu cette toucbante scène, incessamment présente à toj imagination , s'est passée réellement dans ta chambr le surlendemain du jour oii tu fus le plus mal.

La veille j e t'aA'ois quittée assez tard , et M. d'Orb qui voulut me relever auprès de toi celte nuit-1 étoit prêt à sortir, quand tout-à-coup nous vîme' entrer brusquement et se précipiter à nos pieds c pauvre malheureux dans un état à faire pitié. Il avoi pris la poste à la réception de ta dernière lettre. Cou rant jour et nuit , il fit la route eu trois jours , et n s'arrêta qu'à la dernière poste en attendant la nui] pour entrer en ville. Je te l'avoue à ma honte, j fus moins prompte que M, d'Orbe à lui sauter a cou : sans savoir encore la raison de son voyage j'cu prévoyois la conséquence. Tant de sourenii

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