‹ JulieChapitre 171 sur 200 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

ivldu, selou rinconstance el la variété des pre-

igés ?

Adorez l'Etre éternel , mou digne et sage aun ;

un souffle vous détruirez ces rantômea de raison

ni n'ont qu'une vaine apparence, et fuient comme

ae ombre devant 1" immuable vérité. Rienn'e:àste

le par celui qui est; c'est lui qui donne un but à

justice , une base à la vertu , nn prix à cette courte

e employée à lui plaire ; c'est lui qui ne cesse de

ier aux coupables que leurs crimes secrets ont été

as, el qui sait dire au juste oublié, les vertus ont

1 témoin; c'est lui, c'est sa su!)stance inaltérable

li est le vrai modèle des per'ections dont nous

)rtons tous une image en nous-mêmes. Nos pas-

onsont beau la déflj^urer, tous ses traits liés à l'es-

nce infinie se représentent toujours à la raison , et

i servent à rétablir ce que l'imposture ei l'erreur

i ont altéré. Ces distinctions me semblent faciles,

sens commun suffît pour les faire. Tout ce qu'on

5 peut séparer de l'idée de cette essence est Dieu ;

ut le reste est l'ouvrage des bommes. C'est à la

ntemplation de cedivin modèle que l'amc s'épure

s'élève, qu'elle apprend à mé|)riser ses inclina-

)tis basses et à surmonter ses vils peucbants. Un

îur pénétré de ces sublimes vérités se refusa aux

tites passions des bommes ; cette i^raiuleur irili* io

dcgoùîe de leur orgueil; lo charme de la médit.i-

► n l'arracbeaux désirs tcrrcsti^c»; et quand l'riro

imense dont il s'occupe ti'exisleroit pas; i! sotoii

rore bon qu'il s'en occupât sins cesse poui' èlie

us maître de lui- m(^nic, plus fort, plus lnuieux,

plus saga

Cherchez-vous un exemple sensible île» vaiu« sophisuies d'une raison qui ne s'appuie que sur ellemême? Considérons de sang froid les discours de vos philosophes, dignes apologistes du crime, qui ne séduisirent jamais que des cœurs déjà corrompus. Ne diroit-on pas qu'en s'attaqnant directement au plus saint et au plus solennel des engagements, ces dangereux raisonneurs ont résolu d anéantir d'un seul coup toute la société humaine , qui n'est lond«e k que sur la foi des conventions ? Mais voyez , j e vous ig prie, comment ils disculpentunadultere secret. C'est, j disent-ils, qu'il n'en résulte aucun mal, pas même ^ pour l'époux qui l'ignore : comme s'ils pouvoient t^tre surs qu'il l'ignorera toujours ! comme s'il suflisoit pour autoriser le parjure et l'infidélité, qu'ils j, ne nuisissent pas à autrui ! comme si ce n'étoit pas „ assez pour abhorrer le crime du mal qu'il fait à ceux jj qui le commettent! Quoi donc! ce n'est pas un mal ^ de manquer de foi, d'anéantirautant (ju'il estensoi la ^^ force du serment et des contrats les plusinviolablo? ] Ce n'est pas un mal de se forcer soi-même à devenir j^ fourbe et menteur? Ce n'est pas un mal de former' des liens qui vous font désirer le mal et la morv ^^ d'autrui, la mort de celui même qu'où doit le plusp^ aimer et avec qui l'oD a juré de vivre? Ce n'est pas^^ un mal qu'un étal dont mille autres crimes sont tow „ jours le fruit? Un bien qui produiroit tant de maux^'^ seroit par cela seul un mal lui-même. ^^

L'un des deux penseroit-il être innocent parcef -u'il est libre peut-être de son côté et ne manque dt ^j foi à personne? Il se trompe grossièrement. Ce n esi^j pas f;"ulement l'intérAt eles époux, mais la causii

Page 1