XXX. RÉPONSE
J; 1T.I.E infortunée ! bêlas ! qu as-tu fait ? Mon Dieu! tu étois si digne d'être sage ! Que te dirai-je dans l'horreur de la situation , et dans l'abattement où elle te plonge? Acbeverai-je d'accabler ton pauvre cœur? ou t'offrirai-je des consolations qui se refusent au mien? te montrerai-je les, objets tels qu'ils sont, ou tels qu'il te convient de les voir? Sainte et pure amitié , porte à mon esprit tes douces illusions ; et, dans la tendre pitié que tu m'inspires, abuse-moi la première sur des maux que tu ne peux plus guérir.
J'ai craint , tu le sais , le malbeur dont ta gémis. Combien de fois je te l'ai prédit sans être écoutée J... il est l'effet d'une téméraire confiance... Ab ! ce n'est plus de tout cela qu'il s'agit. J'anrois trahi ton secret , sans doute , si j'avois pu te sauver ainsi : mais j'ai lu mieux que toi dans ton coeur trop sensible: je le vis se consumer d'un feu dévorant que rien ne pouvoit éteindre. Je sentis dans ce cœur palpitant d'amour qu'il falloit être heureuse ou mourir ; et, quand la ptur de succomber le lit bannir ton amant avec tant de larmes, je jugeai que bientôt tu ne seroi» plut , ou qu'il seroii bientôt