‹ Julien et Marguerite de RavaletChapitre 3 sur 113 · Sur Catherine de Médias (i · texte numérisé non relu

Sur Catherine de Médias (i

INTRODUCTION

(( cette tapisserie, fascinante par ce qu'elle nous « cache ^ )). Peut-être faudrait-il s'entendre sur ce mot historien, si aisément appliqué de nos jours à de simples copistes, remueurs et enlumineurs de documents, car là oii n'existe point une interprétation personnelle, n'existe point la vraie histoire.

Quoi qu'il en soit, m'autorisant des encourageantes paroles d'un des plus grands parmi les nôtres, j'ai dépouillé la terrible odyssée des Ravalet des ornements parasites oii l'emprisonnait, bien à tort, certaine érudition locale; et j'offre aujourd'hui au public le résultat de mes longues recherches, appuyées sur des actes, des faits prouvés, une étude aussi approfondie que possible du caractère et des gestes de mes deux héros, de leur milieu et de leur temps.

Toutefois, Julien et Marguerite ne sont pas seuls en scène : ils ont des tenants et des aboutissants; ils se meuvent dans un décor extrêmement varié, mouvementé, pittoresque, dont ils sont inséparables, et où se reflètent à la fois leur histoire, l'histoire de la Normandie, l'histoire de France et l'histoire de Paris. Ils ont séduit des âmes et se sont fait aimer, même après leur mort. Ceci s'applique surtout à Marguerite de Ravalet, rivale en beauté des Paule de Viguier, des Renée de Châteauneuf, des Louise de Budos, des Charlotte de Montmorency. Une histoire qui se borne-

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