‹ Julien et Marguerite de RavaletChapitre 89 sur 113 · Cardinal de Retz, Mémoires · texte numérisé non relu

Cardinal de Retz, Mémoires

3. Il avait succédé en cette qualité à son oncle, le premier abbé de Franquetot.

JULIEN ET MARGUERITE DE RAVALET SSq

griffonnée, le nom de Juli... De toute façon, ce (( Julien )) ne pourrait être ni Julien de Tourlaville, dit Saint-Julien, décédé en 1608, ni Julien P' de Ravalet, frère de Jean III, décédé en lôSg.

Il semble qu'à la mort de Madeleine, beaucoup de membres de la famille de La Vigne se soient retirés à Alençon*. On les y trouve fixés, vers 1667, sauf toutefois la sœur et la nièce de Madeleine, Charlotte I et II, qui devinrent abbesses à ^ alognes.

Sept ans environ après le décès de ses père et mère, Gabrielle de Tourlaville, dame du Foc et d'Arreville', réclamait à ses frères et sœurs 2i4 livres de rente représentant la part de ses dot et légitime dans la succession de Jean III et de Madeleine. Gabrielle habitait avec son mari, Guillaume Le Fillastre, le château de Saint-Christophe-du-Foc', qui rappelait, en moindres proportions, la somptueuse habitation de Tourlaville. Devenue veuve, et prise peut-être d'un subit dégoût de la vie, elle se suicida en iG^g, dans des conditions demeurées mystérieuses. La tragique destinée de Julien et de Marguerite semble l'avoir fort impressionnée. Elle fut témoin, on ne l'a pas oublié, des mauvais traitements infligés à sa femme par Jean Lefebvre. Ici encore, la calomnie fit son œuvre corrosive. On veut

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