‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 101 sur 296 · Libanius, Epitaphios Juliani; Reiske, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Libanius, Epitaphios Juliani; Reiske, 1. 1, p

contraire d'un ton cérémonieux et courtois *. Julien voulut toujours traiter cette assemblée comme il aurait traité le sénat romain : ce qu'explique en termes assez impropres l'historien Zosime, disant qu'il accorda à Constantinople d'avoir comme Rome un sénat 2 . Au lieu d'appeler les sénateurs au palais, Julien se rendait luimême à la curie : il y prenait séance, se mêlait aux discussions, et veillait à ce que tous demeurassent assis en sa présence. Les Codes, cependant, ne gardent pas trace de privilèges nouveaux accordés par lui à l'assemblée de Constantinople 3 . Malgré les allures hautaines qu'on prête à Constance envers elle, c'est de ce prince qu'elle tient la plupart de ses attributions 4 . Mais, de la part d'un souverain, les marques de déférence données à propos touchent quelquefois plus que des avantages solides. Mamertin a peut-être traduit avec exactitude ce que sentaient les pères conscrits de Constantinople, quand il félicite Julien « non seulement d'avoir rendu au sénat son ancienne dignité, mais encore de l'avoir entouré de nouveaux honneurs 5 . » Cependant les esprits plus libres ne pouvaient s'empêcher de reconnaître de l'affectation dans les rapports de Julien avec le sénat de sa seconde capitale. On souriait quand on avait appris qu'après avoir passé toute une nuit à écrire une harangue, il venait le lendemain la débiter devant les sénateurs. « De-

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