‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 102 sur 296 · Voir 1. 1, p · texte numérisé non relu

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5. « An metuenda tibi curia est, quum senatui non solum veterera reddideris dignitatem, sed pluriraum etiam nori honoris adjeceris? » Mamertin, Gratiarum actio.

puis Jules César, disait-on, il est le seul empereur qui ait ainsi récité ses compositions dans la curie *. » Aux yeux des gens que l'intérêt ou la passion n'aveuglaient pas, l'homme de lettres perçait ici sous le souverain.

Une mesure prise par Julien dans les premiers mois de son installation à Constantinople le rendit aisément populaire. A l'exemple d'Auguste, d'Hadrien, d'Antonin le Pieux, d'Alexandre Sévère, il atténua ce qu'avait de fâcheux pour les diverses classes de la société ce don de joyeux avènement que l'on appelait « l'or coronaire 2 ». Afin de subvenir aux dépenses des couronnes d'or que les villes et les provinces offraient au nouveau souverain, un tribut était levé par les magistrats sur tous les citoyens sans distinction. Comme les cités, jalouses de se concilier la faveur du prince, rivalisaient entre elles de luxe, afin de rendre leur couronne plus pesante et plus précieuse, cette contribution, qu'à première vue on aurait crue assez facilement supportable, représentait au contraire, en certaines contrées, une aggravation très sensible de l'impôt. Julien promulgua à cette occasion deux édits : l'un nous est conservé par Libanius, l'autre a été inséré au Code Théodosien. Par le premier, il interdit l'envoi de couronnes pesant plus de soixante onces 3 . Par le second, il déclare (bien qu'avec quelques restrictions) que « l'or coronaire est un présent volontaire, » qui ne doit être imposé comme obligatoire ni aux sénateurs, ni même au reste des citoyens 4 .

Julien accueillait avec beaucoup de grâce les députa-

l.Socrate, Hist. eccl.,111, 1.

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