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nous disent avoir été consenties par Julien 1 , le furent ainsi en réponse à des requêtes présentées par les députations des provinces ou des villes, lors de l'offrande des couronnes. C'est peut-être encore dans ces occasions, que Julien accorda à certaines cités le privilège de percevoir à leur profit les droits de douane 2 , et termina par des décisions favorables aux contribuables des procès engagés par le fisc 3 .
Si empressé de se concilier ainsi la faveur des villes et des provinces, si habile à flatter, à Constantinople, les magistrats et les sénateurs, Julien devait songer à s'attacher aussi le peuple de cette seconde capitale, devenue sa résidence. D'ailleurs, quoiqu'il s'efforçât ordinairement de secouer toutes les traditions politiques aussi bien que religieuses des princes de sa race, il partageait la prédilection de Constantin et de Constance pour la grande ville improvisée par le premier de ces empereurs et devenue l'œuvre préférée de la dynastie des Flaviens. Il professait même pour elle un sentiment presque filial. « Constance aimait cette ville comme une sœur, disait-il; moi, qui y suis né et qui y ai été nourri, je la chéris comme ma mère*. » Aussi voulut-il, lui aussi, contribuer à sa beauté. Àmmien nous apprend que Julien entreprit à Constantinople de grands travaux 5 .
1. Ammien Marcellin, XXV, 4. La lettre 47 de Julien (Hertlein, p. 551) est un rescrit accordant aux Thraces une remise de cette nature ; cette remise n'est que partielle, la moitié de l'arriéré d'impôts étant réservée pour être appliquée aux besoins des soldats. Yoir cependant, sur les sentiments de Julien an sujet des remises d'impôts, t. I, p. 446.