‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 123 sur 296 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

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position du parti païen de Rome, et en aidant la fraction païenne du sénat romain à y maintenir sa prépondérance, ne produisit-il probablement pas, dans les contrées occidentales, beaucoup de ces changements extérieurs qui attirent l'attention des historiens et qui frappent les yeux des peuples. Il est probable que le plus considérable et le plus significatif fut le rétablissement, dans la curie, de l'autel de la Victoire, que Constance, en 357, en avait fait enlever 1 . Parmi les innombrables inscriptions latines qui ont été retrouvées, une seule fait allusion à l'abrogation des lois dirigées par cet empereur contre le paganisme : c'est un marbre d'une petite ville de Numidie, sur lequel Julien est qualifié de « restaurateur de la liberté et de la religion romaine 2 . »

En Orient, au contraire, où les chrétiens étaient beaucoup plus nombreux, et où le paganisme n'avait pasl'appui d'une aristocratie puissante, les lois de Constance avaient été partiellement obéies : dans beaucoup de villes, les temples avaient été fermés et les cérémonies interrompues : en certains lieux, les habitants euxmêmes avaient démoli les sanctuaires : les biens des temples détruits ou abandonnés avaient même été distribués à des particuliers : on se souvient que certains officiers de Constance s'étaient plus ou moins légitimement enrichis des dépouilles de l'idolâtrie 3 . L'édit abrogeant cet état de choses donnait le signal de toute

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