‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 125 sur 296 · Od de 353; voir t. I, p. 55, note · texte numérisé non relu

Od de 353; voir t. I, p. 55, note

céder à la contagion du paganisme 1 . Cependant, au dire de Mamertin, « Athènes, la créatrice des beauxarts, avait perdu tout culte public et privé 2 . » Libanius dit de même qu' « Athènes put de nouveau, après une longue interruption, offrir des sacrifices 3 . » Apparemment ces paroles ne doivent pas être prises à la lettre. Mamertin ajoute qu' « Eleusis était devenue une misérable ruine 4 : » il est certain, cependant, que la célébration des mystères n'y avait jamais cessé, pas plus qu'il n'y avait eu de lacune dans la lignée des hiérophantes : celui qui présidait au culte des grandes déesses pendant le règne de Constance '° fut même un des guides religieux de Julien, qu'il connut à Athènes et qu'il visita en Gaule G . L'hiérophante d'Eleusis était à Paris, l'on s'en souvient, quand Julien y fut proclamé Auguste par les soldats : il s'attacha dès lors à sa fortune, et l'accompagna pendant sa marche vers l'Orient. Après la mort de Constance, il fut renvoyé en Grèce, comblé d'honneurs et de présents, avec mission d'y rétablir tous les temples 7 . Si Eleusis avait connu quelque abandon et quelque décadence, c'était apparemment pendant l'absence de ce prêtre, que l'amitié ou l'intérêt avaient retenu près de Julien. Mais, en faisant ainsi la part d'erreurs peut-être volontaires, on doit reconnaître avec tous les historiens,

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