‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 127 sur 296 · Sozomène, Hist. eccl., V · texte numérisé non relu

Sozomène, Hist. eccl., V

chefs-d'œuvre empruntés aux sanctuaires célèbres de la Grèce propre ou de l'Asie hellénique, ornaient ses mo numents et ses places comme des œuvres d'art, mais ne s'offraient dans aucun temple et près d'aucun autel à la dévotion des adorateurs. Julien se hâta de doter Constantinople de sanctuaires païens. « Notre divin Auguste, dit le sophiste Himère, ne s'est pas contenté d'orner cette ville de somptueux édifices : le premier il a dissipé les nuages qui vous empêchaient d'élever vos mains vers le Soleil et vos regards vers les cieux. 11 a bâti des temples et ordonné des sacrifices aux dieux dans la cité jusqu'alors étrangère à leur culte *. » C'est probablement à la porte des temples neufs de sa capitale qu'il mit des sentinelles, chargées d'en écarter la nuit les gens de mauvaises mœurs 2 . Hais, malgré la rapidité avec laquelle construisaient les architectes et les maçons, auxquels Julien communiquait sans doute quelque chose de sa fiévreuse impatience, Constantinople ne put voir sortir de terre en quelques semaines les édifices commandés par l'empereur. Bien qu'accoutumée aux bâtisses improvisées 3 , il lui fallait, comme les autres villes, compter avec les forces humaines et avec le temps. Julien, cependant, ne voulait pas attendre l'ouverture des nouveaux sanctuaires pour faire dans la grande ville, qui n'avait jamais vu de sacrifices 4 , un acte officiel de culte . La principale basilique de Constantinople, située dans sa

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