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le m* siècle d'une grande popularité, cet élément d'immoralité et d'orgie était, naturellement, plus puissant encore dans l'Asie romaine, berceau de divinités qu'on honorait par des processions honteuses, des danses indécentes, de scandaleuses bouffonneries. Les cultes de Cybèle, d'Attis, de la déesse syrienne, de la Bellone de Comane, de la Majuma d'Antioche, avaient leurs prêtres eunuques, leurs « fanatiques, » leurs hiérodules, leurs mignons, leurs cortèges de danseuses, de musiciens et de musiciennes, une tourbe de gens sans loi et sans mœurs, attachés au service des temples, voués encore, peut-être, à la prostitution sacrée. Saint Jean Chrysostome parle d'une procession suivie par Julien dans laquelle figurèrent, à Antioche, « de jeunes garçons efféminés, et des courtisanes tirées de leurs bouges, » et fait allusion aux propos honteux que tenaient en public ces étranges serviteurs des dieux *. On serait, encore une fois, tenté de trouver de l'exagération dans ces paroles de l'orateur chrétien ; mais il a répondu d'avance à ce reproche, en faisant appel à tous ceux qui, dans son auditoire, avaient vu passer cette procession, et en les défiant d'opposer leur témoignage au sien 2 . Saint Grégoire de Nazianze parle aussi de repas sacrés auxquels Julien prit part en compagnie de courtisanes, de coupes vidées avec elles dans la célébration de rites mystiques 3 . Les païens sérieux souffraient de voir leur prince accepter de telles promiscuités, auxquelles, malgré la sévérité de ses mœurs, il se croyait obligé par sa
1. Saint Jean Chrysoslome, Insanclam Babylam contra Julianu m et geniiles, 14.