‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 134 sur 296 · Saint Grégoire de Nazianze, Oratio V · texte numérisé non relu

Saint Grégoire de Nazianze, Oratio V

religion. Ammien Marcellin fait en termes plus brefs, mais à peine moins méprisants, que Grégoire et Chrysostome, allusion aux « femmelettes, » muliercul&, dont Julien se faisait assister dans les cérémonies du culte 1 .

Une autre sorte de personnel religieux se reconstitua promptement à la suite de l'édit de Constantinople. Avec les prêtres et leurs acolytes des deux sexes rentrèrent en foule les devins, — non les desservants des temples à oracles, dont nous avons déjà parlé, et qui formaient une caste à part, mais les autres interprètes de l'avenir.

Plus encore, peut-être, que l'idolâtrie proprement dite, les empereurs chrétiens avaient proscrit l'art divinatoire. Constantin avait dirigé contre lui plusieurs lois qui en atteignaient surtout l'exercice privé, jugé plus dangereux que l'exercice public 2 . Constance, tout en s'abstenant comme son père de toucher au collège des augures et à l'haruspicine officielle, avait interdit en termes généraux, sous les peines les plus sévères, les pratiques qui avaient pour objet la recherche de l'avenir 3 . De nombreux et terribles procès de sorcellerie avaient eu lieu sous son règne *. Il semble que les devins, en particulier, aient été, tant qu'il vécut, frappés de terreur. Si les néoplatoniciens dégénérés se livraient encore à leurs expériences théurgiques, au moins s'abstenaient-ils prudemment de sortir du champ limité des évocations et des prestiges. Le rétablissement du culte

1. « Vehens licenter pro sacerdotibus sacra, stipatnaque mulierculis laetabatur. » Ammien Marcellin, XXII, 14.

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