Libanius, Epitaphios Juliani
3. 'IouXiavo; Ai6avi<p, ffoçiari} xaî xoiotifftcopt. Julien, Ep. 27; Hertlein T p. 515. — L'Ép. 72 de l'éd. Hertlein (74 d'Heyler) porte la même suscription, mais est considérée comme apocryphe. — Eunape dit même que Libanius reçut les insignes et le titre honoraire de préfet du prétoire; mais Libanius n'en parte point, et aucune des lettres de Julien ne lui donne ce titre.
la mort de Constance, Julien y avait trouvé, de passage, un sénateur romain, Vettius Agorius Prastextatus. « C'était, dit Ammien, un homme de haute intelligence et de mœurs antiques K » Ses affaires l'avaient conduit en Orient 2 . On sait que les grandes familles romaines possédaient souvent des biens en diverses provinces. IL n'était pas rare qu'un patricien eût une partie de sa fortune territoriale non seulement en Italie ou en Gaule, mais encore en Afrique, en Grèce, en Asie 3 . Probablement, la nécessité de visiter de lointains domaines avait obligé Prétextât au voyage qui le mit en rapports avec Julien. Il semble qu'à ce moment il se trouvât libre de toute charge publique. Bien que touchant à l'âge mûr, il n'avait encore occupé que les emplois ordinairement réservés aux débutants. La ferveur affichée de ses sentiments païens avait peut-être empêché Constance de lui ouvrir tout grand l'accès de la vie politique, et de lui en laisser suivre le cours avec la rapidité à laquelle sa naissance lui aurait donné droit 4 . Non seulement Prétextât était, comme Symmaque et beaucoup d'aristocrates de vieille roche, attaché à l'ancienne religion de Rome, mais encore, dans une fiévreuse recherche d'émotions religieuses, assez analogue à celle de Julien lui-même, il se fit initier à tous les mystères, y fit initier sa femme, s affilia aux diverses religions orientales 5 . Macrobe l'appelle « le président de tous les sacrifices, » sacrorum
1. « Prœclarœ indolis et gravi tatis priscœ senator. » Ammien Ma rcellin, XXII, 7.