Ibid.\ Hertlein, p
mes plus inhospitaliers que les Scythes M » Il ajoute : « Gomment entrerons-nous dans le temple de ce dieu pour lui offrir un sacrifice? comment nous redirons-nous les vers du poète : « Les pauvres et les étrangers sont envoyés par Jupiter; tout don, si petit qu'il soit, lui est agréable 2 ? » Gomment un adorateur de Jupiter, dieu des amis, qui voit ses voisins 3 dans la détresse, et leur refuse même une drachme, pourra-t-il croire avoir bien servi le dieu 4 ? » Ce ne sont pas de simples adorateurs, ce sont des prêtres eux-mêmes qui donnent cet exemple d'insensibilité. « Je pense, dit Julien, que l'indifférence de nos prêtres pour les indigents a suggéré aux impies Galiléens la pensée de pratiquer la bienfaisance 5 . » Quelle que soit l'explication, l'aveu est formel. Les « circonstances présentes 6 » exigent que cette indifférence cesse. Jusqu'alors, « pas un indigent ne se présentait aux temples 7 . » Il faut désormais que le prêtre s'accoutume « à partager avec les indigents le peu qu'il possède, » et qu'il « essaie de faire du bien au plus grand nombre possible de personnes 8 . » Les ministres des dieux doivent imiter la charité des prêtres chrétiens. Le moment est venu pour le paganisme de fonder un système d'assistance publique calqué sur celui qui existe dans l'Église depuis les premiers temps de la prédica-