Voir t. I, p. 131-133, et Saint Basile, p
3. ...Tûv tô fièv icépircov si; toùç kcvt)txç roùc toï; îepeûo-iv tanipeTcvtiivouc àvaXiffxcffOaC fi\\Li XP^ votl > *« & **** ™?C Çévotç xal toTc peiarroOffiv £fttvi|Uff8ai icap' *,awv. Ep. 49 ; Hertlein, p. 554.
de la charité ne deviendra possible que le jour où les païens se seront accoutumés à faire des sacrifices personnels pour le soulagement des malheureux. Il prie le grand prêtre de Galatie d'enseigner à ceux de sa province ce devoir nouveau pour eux. « Apprends aux sectateurs de l'hellénisme à fournir leur part de ces contributions, et aux bourgades helléniques à offrir ces prémices aux dieux; accoutume les Hellènes A ces actes de bienfaisance. » Il espère que l'exemple et le désir de l'empereur les entraîneront. « Fais-leur savoir que depuis longtemps cette œuvre m'occupe. » Et, citant Y Odyssée comme un Père de l'Église eût cité la Bible, il ajoute : « Homère fait dire à Eumée : « Étranger, il n'est pas juste de laisser sans accueil un hôte, fût-il moins bon que toi ; car de Jupiter viennent tous les hôtes et tous les pauvres. Tout don, même petit, lui est agréable 1 . » Nous ne devons pas laisser à d'autres le zèle du bien, mais, rougissant de notre indifférence, il nous faut marcher les premiers dans la voie de la piété 2 . » Puis, s'adressant encore une fois au grand prêtre : « Si j'apprends que tu as agi ainsi, dit-il, je serai rempli de joie 3 . »
Ce qui frappait surtout Julien dans l'hospitalité chrétienne, c'était la manière dont elle était organisée. L'Église primitive ne fut pas seulement une admirable mal tresse de charité : elle eut au plus haut degré l'esprit d'organisation. Les cœurs chrétiens se livraient d'autant plus librement aux impulsions de l'amour et de la pitié, qu'ils étaient défendus contre toute imprudence par des