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phrase, « tous les dieux 1 . » Il est visible qu'à ces personnages ainsi nommés hors rang vont d'abord ses adorations et ses prières. Le Soleil, sous ce nom, ou personnifié dans le persan Hithra, parait son dieu préféré, son dieu personnel, celui auquel il tient par les liens de ce servage étroit, que produit l'initiation. Apparemment, dans Jupiter il voit surtout le symbole du Dieu suprême. Minerve est demeurée la déesse de son adolescence studieuse, la personnification de sa chère Athènes. Quant à Mars, le père de Romulus et le dieu de la guerre, son nom vient se placer de lui-même sous la plume d'un empereur romain.
11 semble qu'en ces quatre nomsse résume, autant que sa complexité et son incohérence permettent de l'atteindre, la doctrine religieuse de Julien. Minerve et Mars correspondent à sa théorie des dieux nationaux; Jupiter est l'expression de ce monothéisme qui, dans l'esprit de beaucoup de païens du quatrième siècle, coexistait si singulièrement avec les croyances et les pratiques polythéistes; le Soleil est le centre d'un système théologique, où Julien a essayé de condenser toute sa philosophie religieuse, et que nous trouverons exposé dans l'un de ses plus importants écrits.
Si on la regarde de près, la théorie de Julien sur « les dieux nationaux » se rattache étroitement à l'ensemble de ses conceptions doctrinales. Elle forme, comme Ta très bien dit M. Adrien Na ville 2 , une sorte de compromis entre le polythéisme absolu et le monothéisme. Elle dé-