‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 211 sur 296 · lbid.; Hertlein, p · texte numérisé non relu

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déterminé de formes 1 . » Dans ce but, la Mère, « fâchée de la condescendance qui a porté Attis, un être supérieur, un dieu, à se donner à un être inférieur 2 , » lui a envoyé le Lion , c'est-à-dire « le principe igné, la cause qui préside à la lumière et à la flamme et vient en aide à la Providence organisatrice 3 . » La mutilation d' Attis, qui arrive alors, a été un arrêt, en quelque sorte, dans la production de la matière, un retour à la mesure voulue par la Providence. Satisfaite par ce sacrifice, la Mère des dieux « n'abandonna point Attis, quoiqu'il se fût avancé plus loin qu'il ne devait, mais elle le retint sur la pente, et, arrêtant sa course vers l'infini, elle le ramena vers elle 4 . »

Cette interprétation allégorique est si froide, si creuse, tout à la fois si vague dans l'ensemble et si ridicule par sa précision, qu'on se demande si le conte populaire, avec son matérialisme grossier, n'est pas préférable à l'idéalisme du commentateur. La haine de la matière, que professe ici Julien, comme la professèrent jadis, en se détachant du christianisme, les gnostiques Yalentin ou Marcion, conduit quelquefois à d'étranges excès. Malgré les abstractions dont il s'enveloppe, le commentaire, à le regarder de près, ne semble pas beaucoup plus édifiant que le texte. Car ce commentaire ne se borne pas à trouver au mythe un sens caché, mais il entreprend de justifier par ce sens caché la cruauté des rites et l'immoralité des cérémonies. J'ai déjà cité l'extraordinaire euphémisme par lequel Julien désigne la

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