Ibid.; Hertlein, p
mutilation volontaire des Galls. Comme cela se passe au moment de l'équinoxe : « Que cette castration dont on a tant parlé, dit Julien, soit une limitation de l'infini, on n'en saurait douter, quand on voit que, dans ce même moment, le grand Soleil touche le point du cercle équinoxial où sa course est bornée { . » La niaiserie de l'explication est surprenante. Un peu plus loin, Julien rapproche, avec une inconscience non moins étrange, deux actes tout à fait dissemblables. Il considère comme d un mérite égal la continence gardée par l'hiérophante d'Eleusis et par ceux qui sous sa direction se préparent aux mystères, et l'immorale opération subie par les Galls : dans l'une et l'autre il voit une intention commune, celle « de ne pas contribuer à la progression vers l'infini, et de maintenir pure et sans altération la substance finie, perpétuelle, et enfermée dans l'unité 2 . » Aussi, selon lui, les bizarres et répugnants spectacles offerts, à l'équinoxe du printemps, par les prêtres ou les initiés de Cybèle doivent-ils, non moins que les Éleusinies, conduire les assistants à des méditations pieuses. « Dans le symbole, le roi Attis borne, par sa mutilation, sa course vers l'infini. Par là les dieux nous ordonnent de restreindre l'infinité de nos désirs, de nous rapprocher de ce qui est borné, uniforme, et de tendre, autant que possible, vers l'unité. C'est dans ces dispositions qu'il convient de célébrer les Hilaria. Car qu'y a-t-il de plus dispos, de plus joyeux qu'une âme qui, après avoir échappé à l'infini, à la généra-