Julien, Ep. 10; Hertlein, p
2.A0xoxpdxo)p Kocfoap 1ou>iavèç Méyiaroç Eeêaaroç 'AXeÇav&pecov t$ Sr.pico. — Le message se termine par cette clause officielle : « Que ceci soit notifié à mes concitoyens d'Alexandrie, » TcpoieO^Ko toT; è(io?< rcoXitociç 'AXeÇav8peû<«v. Julien, Ep. 10; Hertlein, p. 489-490.
et de nous-même, que tous les dieux, et avant tous le grand Sérapis, ont jugé digne de gouverner l'univers, et à qui il appartient de prendre connaissance de vos griefs? Mais, sans doute, vous avez cédé à l'emportement, et la colère, comme il arrive, vous a fait commettre des actes criminels, et vous a jetés hors du bon sens : au moment où, réprimant votre fougue, vous alliez suivre les conseils de la prudence, elle vous a entraînés : et vous, peuple, vous n'avez pas rougi d'oser des forfaits pour lesquels vous aviez justement haï les autres! »
On remarquera que Julien, par une tactique habile, s'adresse ici à tout le peuple, comme si le meurtre de Georges et de ses compagnons était imputable aux Alexandrins sans distinction de religion ou de parti. Mais on remarquera en même temps que, dans un document officiel, il affecte de parler en souverain païen et à des sujets païens. On croirait, à l'entendre, que la ville d'Alexandrie, où la moitié peut-être de la population était chrétienne, ne contenait que des adorateurs des dieux et des dévots à Sérapis. Rappelant, pour y chercher des circonstances atténuantes, les griefs des Alexandrins contre Georges, il fait surtout allusion aux actes dont les païens avaient eu à se plaindre. « Voilà pourquoi, continue-t-il, irrités contre cet ennemi des dieux, vous avez souillé une fois de plus la ville sainte *, au lieu de le traduire devant les tribunaux. Si vous aviez agi de la sorte, il n'y aurait pas eu de meurtre, les lois n'auraient pas été violées, et l'exercice régulier de la